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Le soulèvement révolutionnaire en Libye

Nous publions ci-dessous un article de nos camarades vénézuéliens, organisés autour du journal Lucha de Clases, sur le mouvement révolutionnaire en Libye. C’est une bonne réponse à la confusion qui règne, dans une partie de la gauche latino-américaine, sur la nature du régime libyen, la nature de ce soulèvement populaire et le rôle des impérialistes.

L’insurrection du peuple libyen a été perçue de différentes façons, au niveau international. En Amérique latine, en particulier, il y a une certaine confusion sur ce qui se passe dans le pays. Certains médias présentent le régime de Kadhafi comme un gouvernement révolutionnaire confronté à une rébellion orchestrée par l’impérialisme. Il n’en est rien. Ce qui se passe en Libye est comparable au Caracazo du 27 février 1989, au Venezuela.


Nous publions ci-dessous un article de nos camarades vénézuéliens, organisés autour du journal Lucha de Clases, sur le mouvement révolutionnaire en Libye. C’est une bonne réponse à la confusion qui règne, dans une partie de la gauche latino-américaine, sur la nature du régime libyen, la nature de ce soulèvement populaire et le rôle des impérialistes.

L’insurrection du peuple libyen a été perçue de différentes façons, au niveau international. En Amérique latine, en particulier, il y a une certaine confusion sur ce qui se passe dans le pays. Certains médias présentent le régime de Kadhafi comme un gouvernement révolutionnaire confronté à une rébellion orchestrée par l’impérialisme. Il n’en est rien. Ce qui se passe en Libye est comparable au Caracazo du 27 février 1989, au Venezuela.

La nature du régime de Kadhafi

Le régime de Kadhafi a signé toute une série d’accords avec Berlusconi, Sarkozy, Zapatero et Blair. Il a également reçu le roi Juan Carlos. En 1993-94, Kadhafi a introduit les premières mesures d’un tournant économique en direction d’une ouverture à l’économie de marché. Ce processus s’est particulièrement accéléré à partir de 2003. Sur la base des privatisations et de l’ouverture aux investissements étrangers, le régime a commencé à se réconcilier avec les impérialistes.

En septembre 2003, l’ONU a levé toutes les sanctions économiques contre la Libye, en échange d’un paquet économique prévoyant la privatisation de 360 entreprises d’Etat. En 2006, la Libye a demandé à intégrer l’OMC. En 2008, Condoleezza Rice – alors secrétaire d’Etat américaine – déclarait que la Libye et les Etats-Unis avaient des objectifs communs concernant « la lutte contre le terrorisme, le commerce, la prolifération nucléaire, l’Afrique, les droits de l’homme et la démocratie. »

Toutes les grandes multinationales du secteur pétrolier opèrent en Libye : British Petroleum, Exxon Mobil, Total, Repsol – entre autres. De même, Kadhafi possède 5 % des actions de FIAT, en échange de l’ouverture du pays aux investisseurs italiens.

Ce qui précède suffit à montrer que le régime libyen est beaucoup plus proche des intérêts capitalistes et impérialistes que des intérêts du peuple. Comme l’a expliqué le député du PSUV Adel el Zabayar, qui est d’origine arabe : « Kadhafi n’est plus un dirigeant anti-impérialiste ; il répond par des massacres à l’authentique clameur du peuple. »

Le caractère du soulèvement libyen

Ce soulèvement a les mêmes causes fondamentales que les révolutions en Tunisie et en Egypte. L’ouverture de l’économie libyenne aux intérêts impérialistes s’est traduite par un désastre social pour la majorité de la population, malgré les richesses pétrolières du pays. Il y a 30 % de chômeurs, dans le pays, et le coût de la vie n’a cessé d’augmenter. Ces trois dernières années, le prix du sucre, du riz et de la farine a bondi de 85 %. Telles sont les causes fondamentales du soulèvement populaire – en même temps que la corruption endémique et l’absence de démocratie. C’est la raison pour laquelle Kadhafi a soutenu Ben Ali et Moubarak contre les soulèvements révolutionnaires en Egypte et en Tunisie.

Face au mouvement révolutionnaire libyen, Kadhafi a répondu par la répression brutale. Il a mobilisé l’armée contre des manifestants désarmés. Il a également recouru à des mercenaires, ce qui prouve qu’il n’a pas confiance en ses propres soldats. A Benghazi, puis dans d’autres villes, l’armée a rallié le peuple. En réponse, Kadhafi n’a pas hésité à utiliser les forces aériennes, qui ont bombardé des quartiers et des manifestations.

Bien sûr, dans cette situation, les impérialistes vont s’efforcer de sauvegarder leurs intérêts. Nous nous opposons à toute intervention militaire impérialiste en Libye. Ce sont ces mêmes puissances impérialistes qui ont vendu des armes au régime de Kadhafi et qui ont exploité les ressources pétrolières du pays. L’impérialisme ne s’intéresse pas au sort du peuple libyen. Il ne s’intéresse qu’aux ressources naturelles du pays.

Lucha de Clases, collectif de travailleurs et de jeunes marxistes au sein du PSUV, affirme sa solidarité avec les révolutions dans le monde arabe. Nous condamnons la répression du peuple libyen. Nous rejetons toute tentative de travestir le caractère révolutionnaire de l’insurrection libyenne, qui a été préparée par des années d’exploitation, de politiques de privatisations et de pillage impérialiste. Les travailleurs du monde entier – et en particulier du Venezuela – doivent soutenir la révolution arabe, qui ne pourra être victorieuse que comme révolution socialiste.

Vive les révolutions en Tunisie, en Egypte et en Libye !

Tunisie : contestation massive du « nouveau » gouvernement

Le mouvement révolutionnaire en Tunisie est en train de passer à un stade supérieur. Après le départ de Ben Ali, le gouvernement d’« union nationale » – d’union entre les anciens dictateurs et des « opposants » complices – pourrait être renversé, à son tour. Il multiplie désespérément les concessions. Il légalise tous les partis, libère les prisonniers politiques, promet de lutter contre la corruption, arrête des proches de Ben Ali, s’engage à récupérer l’argent et les biens de ce dernier. L’instance de direction du RCD a été dissoute. Certains ministres annoncent avoir quitté le RCD, qui va changer de nom. Mais rien n’y fait. Ce sont autant de leurres et de subterfuges pour masquer la véritable nature de ce gouvernement et des intérêts réactionnaires qui le soutiennent. Et le peuple tunisien n’est pas dupe.

Tunisie : le piège de l’« union nationale »

La mobilisation massive des jeunes et des travailleurs tunisiens a arraché une première victoire. Ben Ali et sa famille, qui ont pillé le pays pendant des décennies, sont partis. Les réactionnaires au pouvoir en Algérie, au Maroc, en Libye, en Egypte, en Jordanie et en Arabie Saoudite ont suivi avec terreur les événements en Tunisie. Ils ont de bonnes raisons de trembler. A travers l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, la même oppression et la même pauvreté existent. La colère monte partout, au point qu’il pourrait suffire d’un incident pour mettre le feu aux poudres, comme ce fut le cas en Tunisie avec le suicide de jeunes poussés à bout par la misère et l’injustice. Tôt ou tard, dans tous ces pays, les mêmes causes produiront les mêmes effets.

La révolte tunisienne

Les événements en Tunisie ouvrent la perspective du renversement du régime dictatorial de Ben Ali et sa clique mafieuse. Les jeunes protestent contre le chômage et la vie chère. Le gouvernement répond par la répression. Les promesses de Ben Ali ne valent rien. Il dit avoir les moyens de créer 300 000 emplois. Mais dans ce cas, pourquoi avait-il laissé dans la misère 300 000 chômeurs qui avaient besoin de ces emplois ? Les engagements de Ben Ali sont illusoires, mais la violence des forces de l’ordre et les dizaines de manifestant abattus sont, eux, bien réels – comme l’est l’arrestation du dirigeant du Parti Communiste des Ouvriers Tunisiens, Hamma Hammami.

Afrique du Sud : l'assassinat d'Eugène Terre'Blanche

Cet article date d’avril 2010.

 

A moins de deux mois du début de la première Coupe du monde de football sur le sol africain, l’assassinat du leader néo-nazi Eugène Terre’Blanche (photo), le 3 avril dernier, confirme la persistance de vives tensions raciales, dans le pays.

Terre’Blanche était la figure pro-apartheid la plus médiatique, depuis la transformation du régime amorcée au début des années 1990. En 1973, il fonde le Mouvement de Résistance Afrikaner (AWB), qui prône la supériorité de la race blanche. Directement inspiré du mouvement nazi – drapeaux rappelant la croix gammée, défilés paramilitaires, milice armée – l’AWB a organisé de nombreux attentats meurtriers. A titre personnel, Terre’Blanche fut à maintes reprises condamné par la justice pour des agressions très violentes sur des personnes de couleur.