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Venezuela : pour une nouvelle offensive contre l’oligarchie capitaliste !

Le 17 décembre dernier, les députés du Parti Socialiste Unifié du Venezuela (PSUV) ont voté une nouvelle loi d’habilitation qui permet à Hugo Chavez de prendre des mesures rapides, par décret, au cours des 18 prochains mois. Le Président du Venezuela pourra légiférer dans les domaines suivants : infrastructure, transports, services publics, logement, finances, fiscalité, utilisation des terres urbaines et rurales, sécurité civile, défense nationale, coopération internationale et « système socio-économique ».

L’un des objectifs de cette loi est de répondre à l’urgence sociale provoquée par les récentes inondations, qui ont laissé 100 000 Vénézuéliens sans logement. Mais Chavez a clairement expliqué que son objectif dépasse la nécessité de répondre aux besoins immédiats des victimes de cette catastrophe naturelle. Dans son billet hebdomadaire, Las líneas de Chávez, le Président explique : « Il ne s’agit pas seulement de faire face aux conséquences des inondations. Il s’agit aussi de répondre à certains problèmes structurels, inhérents au modèle capitaliste, qui ont aggravé la crise actuelle. » (Últimas Noticias, le 19 décembre 2010).

Où va Cuba ? Vers le capitalisme ou vers le socialisme ?

Le 13 septembre dernier, la Centrale des Travailleurs de Cuba (CTC) annonçait une série de mesures qui vont sérieusement affecter l’économie du pays. La plus frappante de ces mesures est la suppression de 500 000 postes dans le secteur public d’ici mars 2011, dans le cadre d’un plan de suppression d’un million de postes. Dans la mesure où 85 % des travailleurs cubains, soit 5 millions, sont employés dans le secteur public, cela reviendrait à supprimer 20 % des emplois de ce secteur, dont 10 % au cours des six prochains mois.

Le communiqué de la CTC souligne que ces travailleurs devront être embauchés en dehors du secteur public, grâce à une augmentation des licences accordées aux auto-entrepreneurs et aux entreprises familiales, à la location à des travailleurs – avec option d’achat – de locaux et entreprises d’Etat. Des travailleurs pourront aussi prendre le contrôle de petites entreprises en les gérant sous forme de coopératives.

Les élections au Venezuela : un sérieux avertissement

Des élections législatives se sont tenues, au Venezuela, le 26 septembre dernier. Il s’agissait de renouveler les 165 membres de l’Assemblée nationale, qui étaient tous originellement « pro-Chavez », du fait du boycott des élections par l’opposition, en 2005.

Le PSUV (Parti Socialiste Unifié du Venezuela) a gagné ces élections en remportant 98 sièges, contre 65 pour l’opposition. Cependant, si l’on compare le nombre de votes exprimés, l’écart entre le PSUV et l’opposition est faible : 5,22 millions de voix pour le PSUV (46,62 %) contre 5,05 millions pour l’opposition (45,10 %).

Si on analyse les résultats Etat par Etat, il est clair que la révolution a perdu du terrain dans plusieurs Etats importants. Dans celui d’Anzoátegui, par exemple, où le gouverneur Tarek William est officiellement chaviste, le PSUV a subi une sérieuse défaite, avec 5 fois moins de députés que l’opposition. Les régions les plus peuplées sont tombées aux mains de l’opposition. Dans celles où le PSUV a remporté l’élection, c’est souvent d’une courte tête, comme à Caracas où l’un des candidats du parti, par exemple, n’avait que 4000 voix d’avance.

Elections législatives au Venezuela – Signez l’appel de « Pas touche au Venezuela ! »


Les élections législatives du 26 septembre prochain, au Venezuela, marqueront un tournant dans la révolution bolivarienne. L’enjeu n’est pas uniquement de déterminer une majorité parlementaire. Le résultat de ces élections sera décisif pour le processus révolutionnaire dans son ensemble.

La révolution bolivarienne a plongé de profondes racines dans le peuple vénézuélien. Elle a bénéficié aux travailleurs, aux paysans et aux couches les plus pauvres de la population, et ce dans plusieurs domaines : éducation et santé publiques, développement des infrastructures de base, contrôle public d’industries stratégiques, début de la réforme agraire, etc.

L’exemple du Venezuela est une inspiration pour les travailleurs, les paysans et les pauvres qui, en Amérique latine et dans le monde entier, luttent contre la domination impérialiste, la pauvreté et l’exploitation.

Pour la Ve Internationale !

L’appel du Président Chavez à constituer une nouvelle internationale révolutionnaire, la Ve Internationale, a suscité un débat passionné dans le mouvement ouvrier, en Amérique latine et au-delà. Cette question ne peut pas laisser les marxistes indifférents. Quelle attitude devons-nous adopter à l’égard de cette initiative ?

La première question à laquelle il faut répondre est la suivante : avons-nous besoin d’une Internationale ? Le marxisme est internationaliste – ou il n’est rien. Dès les origines de notre mouvement, dans les pages du Manifeste du Parti Communiste, Marx et Engels écrivaient : « Les travailleurs n’ont pas de patrie ».