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                   Journal de la Tendance Marxiste Internationale

mercredi, novembre 26, 2014

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Si l’on en croit les grands médias capitalistes, le référendum révocatoire qui s’est tenu en Bolivie, le 10 août, aurait produit un résultat contradictoire. Le Président Evo Morales et le vice-président García Linera ont été ratifiés par 67,5% des suffrages – contre 57,3% lors des élections de 2005. De même, à Oruro et Potosi, les deux préfets (gouverneurs départementaux) du MAS, le parti de Morales, ont été ratifiés. Mais en même temps, quatre des six préfets de l’opposition ont été ratifiés à une nette majorité. Donc, qui a gagné, et qui a perdu ?

Tout d’abord, regardons les résultats définitifs – et non seulement les résultats « sortis des urnes », sur lesquels les médias capitalistes se sont appuyé et qui sous-évaluent l’ampleur de la victoire de Morales.

Des millions de familles américaines sont menacées d’être expulsées de leur logement. Il y a celles qui ne parviennent pas à payer leur crédit, mais aussi celles dont les propriétaires ne parviennent pas à payer le leur. La situation est telle qu’un Shérif du comté de l’Illinois, Tom Dart, a décidé de refuser de procéder à de nouvelles expulsions.

Tom Dart s’explique : « La partie la plus difficile de notre travail, c’est sans doute celle que réalisent nos unités d’expulsions. A tout moment, nos officiers peuvent être sollicités pour jeter des familles à la rue. Elles se retrouvent dehors, tous leurs biens déposés sur le trottoir et exposés au vol. [...] Là où les compagnies de crédit ne voient que des bouts de papier, mes officiers voient des êtres humains. »

Dans la soirée du mardi 25 novembre, trois dirigeants syndicaux ont été assassinés à Aragua, au Venezuela. Richard Gallardo, secrétaire de l’UNT dans l’Etat d’Aragua, Luis Hernandez, secrétaire du syndicat des travailleurs de Pepsi-Cola, et Carlos Requena regagnaient leur véhicule, après avoir mangé dans un restaurant de La Encrucijada, lorsqu’un homme à moto a fait feu sur les syndicalistes. Tous trois venaient de passer leur journée à soutenir la lutte de 400 travailleurs de l’usine colombienne Alpina.

Les travailleurs ont occupé l’usine Alpina, exigé le paiement de leurs salaires et lutté contre la tentative des dirigeants de la multinationale de fermer cette usine. Le matin même, ils avaient été brutalement réprimés par la police régionale. Les trois syndicalistes avaient mobilisé les travailleurs d’autres usines, dans la localité, qui ont permis aux salariés d’Alpina de reprendre le contrôle des installations. Ils ont demandé la nationalisation de l’usine, sous contrôle ouvrier.

L’actuel gouverneur régional d’Aragua, Didalco Bolivar, avait été élu sur une liste pro-Chavez, en 2004, avant de passer à l’opposition, en même temps que son parti Podemos, lors de la campagne pour le référendum constitutionnel de 2007. Il a des liens étroits avec les capitalistes locaux et, pour défendre leurs intérêts, a systématiquement recouru à la répression policière contre les travailleurs, comme par exemple lors de la mobilisation des ouvriers de Sanitarios Maracay, en avril 2007.

Début décembre 2008, la direction de l’entreprise Republic Window & Door, aux Etats-Unis, annonçait que l’usine de Chicago allait fermer trois jours plus tard. Ce délai de trois jours était une violation flagrante de la loi fédérale, qui prévoit un préavis minimum de 60 jours. En réaction, quelque 300 travailleurs de Republic ont occupé l’usine et exigé le payement de différentes indemnités. Pour la première fois depuis les années 30, des travailleurs américains ont occupé leur lieu de travail. C’est un symptôme très important de l’humeur combative qui se développe, dans la classe ouvrière américaine. Alors que le patronat s’efforce de placer le poids de la crise sur les épaules des salariés, la lutte des classes est de nouveau à l’ordre du jour, aux Etats-Unis.

Événements

26Nov
RÉVOLUTION RUSSE ET CONTRE-RÉVOLUTION STALINIENNE
Mer, 19:00 - 21:00
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