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L'impact de la crise économique en Espagne

L’Espagne est l’un des pays européens les plus touchés par la crise. Il y a à peine quelques mois, le gouvernement Zapatero refusait de parler de crise. Aujourd’hui, l’économie espagnole est officiellement en récession, et la sortie de ce sombre tunnel n’est pas seulement lointaine : elle n’est pas distinguable.

La flambée du chômage illustre cette situation. Les chiffres de 2008 étaient mauvais ; ceux du début de l’année 2009 sont catastrophiques. D’après l’EPA (Enquête de Population Active), il y avait 3,2 millions de chômeurs en 2008, soit 1,2 million de plus qu’en 2007. Pour des milliers de familles, les fêtes de Noël 2008 furent très amères : la moitié de ces 1,2 million de salariés ont perdu leur emploi au cours du dernier trimestre 2008. Or, sur le seul mois de janvier, 200 000 emplois ont été supprimés ! C’est le plus mauvais chiffre jamais enregistré. Ces chiffres sont dramatiques pour des milliers de foyers espagnols, surtout lorsqu’on sait que 827 200 foyers ne reçoivent ni salaire, ni aide ou allocation de l’Etat.

Grève à Lindsey : la presse « jaune » à l’œuvre

Les syndicalistes britanniques sont habitués à l’hostilité des médias. Les travailleurs en grève sont constamment présentés comme des « preneurs d’otages » et des saboteurs de l’économie nationale. L’objectif de cette propagande est d’isoler et de démoraliser les grévistes. Les ouvriers du bâtiment travaillant sur le site de la raffinerie pétrolière de Lindsey ne pouvaient donc pas compter sur le soutien de la presse « jaune », dans leur lutte pour défendre leur convention collective et leurs conditions de travail. Mais cette fois-ci, les tabloïds à scandale et les chaînes de télévision sont descendus plus bas que jamais, dans la manipulation de l’opinion publique. En effet, ils ont sciemment cherché à présenter la grève comme ayant une connotation raciste, comme une lutte contre des travailleurs étrangers et pour la défense des emplois « britanniques ».

La guerre dans le Caucase

Le 7 août, les forces armées de la République de Géorgie ont envahi l’Ossétie du Sud. Cependant, les forces géorgiennes n’ont pas réussi à prendre la capitale de l’Ossétie du Sud, Tskhinvali, et n’ont pas réussi à sécuriser ne fût-ce qu’une partie du territoire aux alentours. Dès le lendemain matin, l’armée russe est intervenue à son tour. En l’espace de 48 heures, elle a repoussé l’armée géorgienne hors d’Ossétie du Sud – la poursuivant, sur terre et dans les airs, jusqu’à Gori, en territoire géorgien.

Espagne : les travailleurs font bloc derrière les socialistes pour battre la droite

La victoire du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) aux élections législatives, le 9 mars dernier, a été célébrée par une mer de drapeaux rouges, devant le siège du parti. Le PSOE a recueilli 43,84% des voix, soit 169 sièges de l’Assemblée nationale – cinq de plus qu’en 2004. Il lui manque 7 sièges pour décrocher la majorité absolue. De son côté, le Parti Populaire (PP, droite) a recueilli 39,93% des voix, soit 154 sièges, soit six de plus qu’en 2004.