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L'élection de Corbyn au Parti travailliste marque un tremblement de terre politique au Royaume-Uni

L’élection triomphale de Jérémy Corbyn à la tête du Parti travailliste (Labour), le 12 septembre dernier, est un séisme politique majeur qui bouleverse en profondeur le paysage politique britannique. C’est un coup sévère porté aux dirigeants « blairistes » qui, ces dernières décennies, ont poussé le Labour toujours plus loin vers la droite, au point que son discours officiel ne se distinguait pratiquement plus de celui des Conservateurs. Cette dérive droitière fut la cause fondamentale de la victoirepar défaut de David Cameron aux élections législatives de mai dernier, mais aussi de l’ascension du SNP en Ecosse, où presque tous les députés travaillistes ont été battus.

 

Le parlement grec vote des contre-réformes, le gouvernement perd sa majorité, une fronde se développe dans Syriza

Dans la nuit du 14 au 15 juillet, le parlement grec a adopté un paquet législatif contenant toutes les « mesures préalables » exigées par la troïka. Ce vote a provoqué des grèves, des manifestations, la rébellion de 38 députés de Syriza et l’opposition de la majorité des membres du Comité Central. Tsipras y a survécu mais a dû s’appuyer, au parlement, sur les voix des partis qui avaient mis en œuvre les précédents Mémorandums – auxquels Syriza s’était opposé.

La majorité des membres du Comité Central de Syriza rejette l'accord de Bruxelles – Tsipras a perdu le contrôle du Parti

Une résolution approuvée par 109 membres sur 201 du Comité Central de SYRIZA a rejeté l'accord de Bruxelles (signé le 13 juillet), qu'elle décrit comme un coup d’État, et déclare qu'il ne peut être accepté par SYRIZA. Tsipras a perdu le contrôle du parti. Nous publions ci-dessous le texte de cette résolution.

Grèce : une capitulation humiliante qui ne servira à rien

L'accord imposé à la Grèce dans les premières heures du 13 juillet, après une nuit entière de sommet européen, ne peut être décrit que comme une capitulation humiliante. La Grèce a, dans les faits, abandonné sa souveraineté à la Troïka en échange d'aides financières conditionnelles et de vagues promesses d’envisager, plus tard, une restructuration de la dette (mais pas son annulation). Cet accord ne fonctionnera pas. Il va détruire politiquement Tsipras et Syriza et plonger encore plus la Grèce dans la récession. De plus, il a révélé des fractures profondes au sein de l'Union Européenne.