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L’Egypte au bord de la guerre civile

Cet article d’Alan Woods date du mercredi 2 février.

La révolution égyptienne atteint un point critique. Le vieux pouvoir s’affaisse sous les coups de butoir des mobilisations de masse. Mais la révolution est une lutte de forces vivantes. Le régime n’a pas l’intention de se rendre sans combat. Les forces contre-révolutionnaires reprennent l’offensive.

Mardi, la « marche des millions » a dépassé toutes les attentes. Ce mouvement gigantesque n’a pas de précédent, en Egypte. Les manifestants sont descendus dans les rues de toutes les villes du pays. A l’inverse, les manifestations de soutien au Président, hier [mardi], étaient petites et essentiellement composées de membres des forces de sécurité, de bureaucrates et leurs familles – en bref, de tous ceux qui ont quelque chose à perdre si Moubarak est renversé.

La révolution égyptienne et les défis qui l’attendent

Les manifestations de ce 1er février 2011, en Egypte, ont rassemblé entre trois et quatre millions de personnes, dont près de deux millions au Caire. Le mouvement révolutionnaire monte en puissance. Cette magnifique démonstration de force sonne le glas de Moubarak. On voit mal comment le vieux dictateur pourrait se maintenir au pouvoir. Son départ – dans un avion ou dans un cercueil – est devenu la condition sine qua non pour que l’Etat-major de l’armée égyptienne conserve ce qui lui reste d’autorité sur les troupes. Les soldats fraternisent avec les manifestants. Incapable de mettre fin au soulèvement, l’Etat-major « reconnaît » la légitimité de ses revendications. Ce sont les mêmes généraux réactionnaires, corrompus jusqu’à la moelle, financés et armés par les Etats-Unis, qui formaient le pilier central de la dictature de Moubarak. Si les mobilisations dans la rue avaient été de plus faible ampleur, ils les auraient écrasées dans le sang sans la moindre hésitation. Mais dans le contexte actuel, cette option ne leur est plus ouverte. Les soldats se retourneraient contre leur commandement – et l’armée se briserait en deux.

Egypte : la révolution n’a pas de frontière

Cet article date du dimanche 30 janvier 2011

Le soulèvement populaire contre Hosni Moubarak se poursuit. Sur le papier, le président jouit d’un énorme pouvoir. Il passe des décrets. Il donne des ordres à l’armée. Il menace tous ceux qui bravent le couvre-feu. Mais personne n’obéit – et rien ne se passe.

Un correspondant de la BBC, au Caire, résume la situation : « le siège du parti au pouvoir est en flammes, mais il n’y a aucun pompier en vue. Il n’y a pas de police, non plus. L’Etat, ici, a disparu. »

La révolution égyptienne

Cet article date du vendredi 28 janvier 2011.

Les flammes de la colère se répandent à travers toute l’Egypte, et rien ne peut les arrêter. Le sort du régime de Moubarak est en jeu. Aujourd’hui [vendredi], il y a eu des affrontements violents dans les rues du Caire et d’autres villes d’Egypte. Le gouvernement avait prévenu les manifestants qu’ils feraient face à toute la puissance de l’Etat.

La situation se développe avec une extraordinaire rapidité. Ces derniers jours, des centaines de milliers d’Egyptiens sont descendus dans la rue pour exiger la liberté. Avec un courage admirable, ils ont bravé les matraques, les gaz lacrymogènes et les balles de la police. Aujourd’hui, les manifestations – jusqu’alors surtout composées de lycéens et d’étudiants – ont été renforcées par une armée de pauvres et de déshérités venue des bidonvilles du Caire et d’autres villes.