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                   Journal de la Tendance Marxiste Internationale

mercredi, août 20, 2014

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Le deuxième congrès du Parti Socialiste Unifié du Venezuela (PSUV) se tiendra du 21 novembre au 13 décembre prochains. Sa durée – 3 semaines ! – est déjà une indication du fait qu’il ne s’agira pas d’un congrès « normal » dans un pays « normal ». C’est le congrès du parti des masses vénézuéliennes, dans un pays en pleine révolution. D’autres chiffres l’illustrent. Sur les 29 millions d’habitants que compte le Venezuela, le PSUV en organise officiellement 7 millions, parmi lesquels 2,5 millions ont adhéré aux « patrouilles socialistes », un nouveau type de structure de base. Lancées en août dernier, elles doivent permettre une plus grande participation des travailleurs, des pauvres et des paysans à la vie et l’action du parti. Ces chiffres impressionnants laissent loin derrière eux les plus puissantes organisations politiques des travailleurs des pays développés.

Dans L’Etincelle Rouge, une revue du Parti Communiste du Népal, l’un des principaux théoriciens de parti – Baburam Bhattarai (photo) – a écrit un article qui n’est pas passé inaperçu, dans le mouvement communiste népalais et international. Bhattarai, 55 ans, est membre du bureau politique du PCN (maoïste). Il fut nommé ministre des Finances en août 2008. Alors que le PC népalais s’est longtemps réclamé des idées de Mao et de Staline, voici ce qu’il écrit :

« Aujourd’hui, la globalisation du capitalisme impérialiste est beaucoup plus importante qu’à l’époque de la Révolution d’Octobre. Le développement des technologies de l’information a transformé le monde en un village global. Cependant, du fait du développement inégal inhérent au capitalisme impérialiste, il existe de grandes inégalités entre les différentes nations. Dans ce contexte, il y a toujours quelques possibilités d’une révolution dans un seul pays, à l’instar de la Révolution d’Octobre. Cependant, pour qu’une révolution perdure, nous aurons besoin d’une vague révolutionnaire qui balaye, sinon le monde entier, du moins toute une région – autrement dit, plusieurs pays. Dès lors, les marxistes révolutionnaires devraient reconnaître que dans le contexte actuel, le Trotskysme est devenu plus pertinent que le Stalinisme, pour faire avancer la cause de la classe ouvrière. » (L’Etincelle Rouge, juillet 2009, page 10.)

Le résultat des dernières élections législatives, en Allemagne, a reflété de profonds changements au sein de l’électorat. Le déclin massif du vote SPD a une importance particulière, de même que la nette progression de Die Linke, qui se tient sur la gauche du SPD. Nous publions ci-dessous un article de notre camarade allemand Hans-Gerd Öfinger, militant de Die Linke et rédacteur au journal marxiste Der Funke (« L’Etincelle »).
Les résultats des élections du dimanche 27 septembre, en Allemagne, signifient que les grands capitalistes allemands vont avoir le type de gouvernement qui leur convient le mieux : une coalition des deux partis bourgeois traditionnels – les Chrétiens Démocrates (CDU/CSU) et les libéraux (FDP) – reposant sur une majorité stable, dans le nouveau parlement (Bundestag).

Le mardi 22 septembre, la police et l’armée ont violemment attaqué des milliers de partisans du président légitime du Honduras, Mel Zelaya, qui s’étaient rassemblés devant l’ambassade du Brésil. Zelaya avait été renversé par un coup d’Etat, le 28 juin dernier. Depuis, les travailleurs, les paysans et la jeunesse ont maintenu un mouvement de résistance héroïque face au gouvernement putschiste de Micheletti. A la surprise générale, Zelaya est parvenu à rentrer au Honduras et à trouver refuge dans l’ambassade du Brésil, le lundi 21 septembre, d’où il a lancé un appel à la mobilisation populaire pour le protéger.

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