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                   Journal de la Tendance Marxiste Internationale

lundi, mai 04, 2015

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Comme ailleurs en Europe, les travailleurs italiens reprennent le chemin de la lutte. Le samedi 16 octobre dernier, plus d’un demi-million de jeunes et de travailleurs ont défilé dans les rues de Rome, à l’appel de la FIOM, le plus puissant syndicat de la métallurgie. C’était le prolongement de la lutte initiée par les travailleurs de l’usine FIAT de Pomigliano, près de Naples. Lors d’un référendum organisé par le patronat et soutenu par pratiquement toutes les directions politiques et syndicales du pays, 40 % des salariés de cette usine ont rejeté le chantage odieux imposé aux travailleurs, à savoir le maintien des emplois contre une remise en cause du droit de grève et une dégradation drastique des conditions de travail. La manifestation du 16 octobre était donc un signal fort pour tous les travailleurs italiens, un appel à relever la tête et à se battre contre le patronat et son gouvernement.

Le 13 septembre dernier, la Centrale des Travailleurs de Cuba (CTC) annonçait une série de mesures qui vont sérieusement affecter l’économie du pays. La plus frappante de ces mesures est la suppression de 500 000 postes dans le secteur public d’ici mars 2011, dans le cadre d’un plan de suppression d’un million de postes. Dans la mesure où 85 % des travailleurs cubains, soit 5 millions, sont employés dans le secteur public, cela reviendrait à supprimer 20 % des emplois de ce secteur, dont 10 % au cours des six prochains mois.

Le communiqué de la CTC souligne que ces travailleurs devront être embauchés en dehors du secteur public, grâce à une augmentation des licences accordées aux auto-entrepreneurs et aux entreprises familiales, à la location à des travailleurs – avec option d’achat – de locaux et entreprises d’Etat. Des travailleurs pourront aussi prendre le contrôle de petites entreprises en les gérant sous forme de coopératives.

Des élections législatives se sont tenues, au Venezuela, le 26 septembre dernier. Il s’agissait de renouveler les 165 membres de l’Assemblée nationale, qui étaient tous originellement « pro-Chavez », du fait du boycott des élections par l’opposition, en 2005.

Le PSUV (Parti Socialiste Unifié du Venezuela) a gagné ces élections en remportant 98 sièges, contre 65 pour l’opposition. Cependant, si l’on compare le nombre de votes exprimés, l’écart entre le PSUV et l’opposition est faible : 5,22 millions de voix pour le PSUV (46,62 %) contre 5,05 millions pour l’opposition (45,10 %).

Si on analyse les résultats Etat par Etat, il est clair que la révolution a perdu du terrain dans plusieurs Etats importants. Dans celui d’Anzoátegui, par exemple, où le gouverneur Tarek William est officiellement chaviste, le PSUV a subi une sérieuse défaite, avec 5 fois moins de députés que l’opposition. Les régions les plus peuplées sont tombées aux mains de l’opposition. Dans celles où le PSUV a remporté l’élection, c’est souvent d’une courte tête, comme à Caracas où l’un des candidats du parti, par exemple, n’avait que 4000 voix d’avance.

La lutte contre la casse des retraites a montré que l’immense majorité de la population s’opposait à cette contre-réforme. La participation aux grandes journées de mobilisation est montée jusqu’à 3,5 millions de manifestants. Parallèlement à ces grandes journées, de nombreuses grèves illimitées étaient en cours dans tout le pays. De « petites » manifestations – de 2 ou 3000 personnes – ont eu lieu jusque dans des petites villes de province, où il arrivait que plus d’un quart de la population locale soit dans la rue. A travers le pays, les lycéens et les étudiants se sont lancés dans l’action. Les mobilisations s’accompagnaient souvent de débrayages de salariés dans les entreprises locales, dans les hôpitaux, les administrations publiques et les écoles. Le pays était en ébullition.

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