tmicolorwhitestrokefinal-2laripostelogo

                   Journal de la Tendance Marxiste Internationale

dimanche, septembre 21, 2014

facebooklogocolour

Les élections organisées par le régime putschiste, le 29 novembre, ont donné lieu à une abstention massive, malgré une sévère répression militaire et policière.

De l’ambassade du Brésil où il est toujours réfugié, le président légitime du Honduras, Mel Zelaya, a annoncé que l’abstention avait atteint 65% de l’électorat, contre 44% lors des élections de 2005. Dans certaines régions du nord du pays, elle a atteint jusqu’à 75%. Dans une déclaration officielle, le « Front National de Résistance contre le Coup d’Etat » place l’abstention entre 65% et 75% des 4,6 millions d’électeurs enregistrés.

Le 6 août dernier, les travailleurs et les patrons de l’usine automobile Ssangyong, en Corée du Sud, ont signé un accord entérinant le licenciement de 52 % de travailleurs et la mise au chômage technique, sans indemnité, des 48 % restant. C’est sur cette défaite que s’est achevée une grève avec occupation de 77 jours. Aussitôt l’accord signé, le dirigeant syndical Lee Changguen et une centaine de travailleurs ont été arrêtés par la police. A ce jour, 68 travailleurs sont encore incarcérés.

L’un des travailleurs licenciés a tenté de se suicider, après une fouille policière particulièrement brutale, le 20 août. Pendant la grève, six travailleurs ou membres de leur famille sont morts.

Le deuxième congrès du Parti Socialiste Unifié du Venezuela (PSUV) se tiendra du 21 novembre au 13 décembre prochains. Sa durée – 3 semaines ! – est déjà une indication du fait qu’il ne s’agira pas d’un congrès « normal » dans un pays « normal ». C’est le congrès du parti des masses vénézuéliennes, dans un pays en pleine révolution. D’autres chiffres l’illustrent. Sur les 29 millions d’habitants que compte le Venezuela, le PSUV en organise officiellement 7 millions, parmi lesquels 2,5 millions ont adhéré aux « patrouilles socialistes », un nouveau type de structure de base. Lancées en août dernier, elles doivent permettre une plus grande participation des travailleurs, des pauvres et des paysans à la vie et l’action du parti. Ces chiffres impressionnants laissent loin derrière eux les plus puissantes organisations politiques des travailleurs des pays développés.

Dans L’Etincelle Rouge, une revue du Parti Communiste du Népal, l’un des principaux théoriciens de parti – Baburam Bhattarai (photo) – a écrit un article qui n’est pas passé inaperçu, dans le mouvement communiste népalais et international. Bhattarai, 55 ans, est membre du bureau politique du PCN (maoïste). Il fut nommé ministre des Finances en août 2008. Alors que le PC népalais s’est longtemps réclamé des idées de Mao et de Staline, voici ce qu’il écrit :

« Aujourd’hui, la globalisation du capitalisme impérialiste est beaucoup plus importante qu’à l’époque de la Révolution d’Octobre. Le développement des technologies de l’information a transformé le monde en un village global. Cependant, du fait du développement inégal inhérent au capitalisme impérialiste, il existe de grandes inégalités entre les différentes nations. Dans ce contexte, il y a toujours quelques possibilités d’une révolution dans un seul pays, à l’instar de la Révolution d’Octobre. Cependant, pour qu’une révolution perdure, nous aurons besoin d’une vague révolutionnaire qui balaye, sinon le monde entier, du moins toute une région – autrement dit, plusieurs pays. Dès lors, les marxistes révolutionnaires devraient reconnaître que dans le contexte actuel, le Trotskysme est devenu plus pertinent que le Stalinisme, pour faire avancer la cause de la classe ouvrière. » (L’Etincelle Rouge, juillet 2009, page 10.)

Événements

23Sep
Qu'est-ce que le socialisme ?
Mar, 19:00 - 21:00
Université-de-Montréal, Pavillon Claire-McNicoll, 2900 boul. Édouard-Montpetit, Local Z-205.