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Egypte : la révolte se poursuit

Cet article date d’hier, jeudi 27 janvier. Depuis, le nombre de morts s’élève au moins à huit.

Les manifestations de masse exigeant la démission du Président égyptien Hosni Moubarak se sont poursuivies, depuis mardi, dans plusieurs villes du pays, y compris Le Caire et Suez. Dans la ville de Suez, les manifestants ont mis le feu au siège local du parti au pouvoir, le PND. Des travailleurs ont participé à des affrontements à Helwan, au sud du Caire. Au cours de la dernière période, les travailleurs d’Helwan avaient organisé des grèves pour défendre leurs conditions de travail, et certains sont actuellement jugés par des tribunaux militaires.

Tunisie : contestation massive du « nouveau » gouvernement

Le mouvement révolutionnaire en Tunisie est en train de passer à un stade supérieur. Après le départ de Ben Ali, le gouvernement d’« union nationale » – d’union entre les anciens dictateurs et des « opposants » complices – pourrait être renversé, à son tour. Il multiplie désespérément les concessions. Il légalise tous les partis, libère les prisonniers politiques, promet de lutter contre la corruption, arrête des proches de Ben Ali, s’engage à récupérer l’argent et les biens de ce dernier. L’instance de direction du RCD a été dissoute. Certains ministres annoncent avoir quitté le RCD, qui va changer de nom. Mais rien n’y fait. Ce sont autant de leurres et de subterfuges pour masquer la véritable nature de ce gouvernement et des intérêts réactionnaires qui le soutiennent. Et le peuple tunisien n’est pas dupe.

Tunisie : le piège de l’« union nationale »

La mobilisation massive des jeunes et des travailleurs tunisiens a arraché une première victoire. Ben Ali et sa famille, qui ont pillé le pays pendant des décennies, sont partis. Les réactionnaires au pouvoir en Algérie, au Maroc, en Libye, en Egypte, en Jordanie et en Arabie Saoudite ont suivi avec terreur les événements en Tunisie. Ils ont de bonnes raisons de trembler. A travers l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, la même oppression et la même pauvreté existent. La colère monte partout, au point qu’il pourrait suffire d’un incident pour mettre le feu aux poudres, comme ce fut le cas en Tunisie avec le suicide de jeunes poussés à bout par la misère et l’injustice. Tôt ou tard, dans tous ces pays, les mêmes causes produiront les mêmes effets.

La révolte tunisienne

Les événements en Tunisie ouvrent la perspective du renversement du régime dictatorial de Ben Ali et sa clique mafieuse. Les jeunes protestent contre le chômage et la vie chère. Le gouvernement répond par la répression. Les promesses de Ben Ali ne valent rien. Il dit avoir les moyens de créer 300 000 emplois. Mais dans ce cas, pourquoi avait-il laissé dans la misère 300 000 chômeurs qui avaient besoin de ces emplois ? Les engagements de Ben Ali sont illusoires, mais la violence des forces de l’ordre et les dizaines de manifestant abattus sont, eux, bien réels – comme l’est l’arrestation du dirigeant du Parti Communiste des Ouvriers Tunisiens, Hamma Hammami.

Venezuela : pour une nouvelle offensive contre l’oligarchie capitaliste !

Le 17 décembre dernier, les députés du Parti Socialiste Unifié du Venezuela (PSUV) ont voté une nouvelle loi d’habilitation qui permet à Hugo Chavez de prendre des mesures rapides, par décret, au cours des 18 prochains mois. Le Président du Venezuela pourra légiférer dans les domaines suivants : infrastructure, transports, services publics, logement, finances, fiscalité, utilisation des terres urbaines et rurales, sécurité civile, défense nationale, coopération internationale et « système socio-économique ».

L’un des objectifs de cette loi est de répondre à l’urgence sociale provoquée par les récentes inondations, qui ont laissé 100 000 Vénézuéliens sans logement. Mais Chavez a clairement expliqué que son objectif dépasse la nécessité de répondre aux besoins immédiats des victimes de cette catastrophe naturelle. Dans son billet hebdomadaire, Las líneas de Chávez, le Président explique : « Il ne s’agit pas seulement de faire face aux conséquences des inondations. Il s’agit aussi de répondre à certains problèmes structurels, inhérents au modèle capitaliste, qui ont aggravé la crise actuelle. » (Últimas Noticias, le 19 décembre 2010).