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Le rapport de la Commission vérité et réconciliation met en lumière le « génocide culturel » capitaliste contre les Premières Nations

Le gouvernement du Premier ministre Stephen Harper a réagi avec un silence assourdissant à la publication du rapport et des conclusions de la Commission de vérité et réconciliation du Canada (CVR) le 2 juin dernier, qui a qualifié le système des pensionnats autochtones d'acte de « génocide culturel. » Apparaissant lors d'une cérémonie de clôture au Rideau Hall, M. Harper n'a pas dit un mot au sujet de la Commission ou de ses 94 recommandations, et depuis lors, a seulement continué à se distancer du rapport. Son indifférence à l'impact catastrophique des pensionnats reflète les véritables priorités du gouvernement fédéral et sa réticence continue à répondre aux souffrances des peuples autochtones.

Qu’est-il arrivé au Printemps québécois?

Le momentum et l’élan qui avaient été bâtis au sein de la population étudiante et des travailleurs-euses syndiqués du Québec en vue d’un affrontement avec le gouvernement libéral, menant au printemps de 2015, se sont dissipés. Les travailleurs-euses et les jeunes qui étaient excités à l’idée de possiblement riposter devront attendre à l’automne. Un sentiment de déception flotte dans l’air, et tout le monde se demande, « qu’est-il arrivé au Printemps québécois? »

La mort du camarade Camilo Cahis

Le mouvement a perdu l’un de ses plus grands militants. Camilo Cahis a été emporté par la maladie mentale dans la nuit du samedi 25 avril 2015. Nous, ses camarades, lui sommes à jamais redevables.

 

Le mouvement étudiant du Québec doit amener les travailleurs-euses dans la lutte !

Le mandat pour les deux semaines de grève étudiante tire à sa fin et le prochain congrès de l'ASSÉ, ce weekend, sera dominé par les débats sur la voie à suivre. De nombreuses controverses ont surgi à propos de la proposition de l'exécutif de l'ASSÉ voulant mettre fin à la grève et attendre la reprise éventuelle des actions de grève syndicale à l'automne. D'autre part, le comité printemps 2015 – un regroupement large d'étudiant-e-s radicaux responsables de la plupart des mobilisations de la présente grève étudiante – a dénoncé cette initiative et fait pression pour une poursuite de la grève. La fréquence des manifestations de nuit et le grand nombre d'étudiant-e-s en grève montrent qu'il y a une détermination chez les jeunes à lutter contre l'austérité et une volonté de rechercher les voies pour la lutte. Mais que faire? Les deux positions dominantes sur la question occultent la tâche principale qui s’impose au mouvement étudiant : amener les travailleurs-euses dans la lutte! Il y a un énorme potentiel dans ce mouvement, mais il est clair que les étudiant-e-s ne peuvent pas gagner seul-e-s et que toutes stratégies concrètes devraient consister à rallier les travailleurs-euses.

Dissolution de l'AFESPED: Victoire de la droite ou échec de la gauche?

Alors même que plus de 65 000 étudiant-es québécois entrent en grève pour marquer le début du « printemps chaud » qui s'annonce, un coup dur vient d'être porté au mouvement étudiant. Vendredi dernier, après un vote serré, une majorité de 52% d'étudiant-es sur un taux de participation de 58% ont décidé que l'Association facultaire étudiante de science politique et droit (AFESPED) de l'UQÀM ne les représentait plus, ce qui menera à sa dissolution effective. Le vote a eu lieu après une campagne référendaire lancée le 13 février dernier notamment par une frange d'étudiant-es en droit bien décidés à ne plus revivre une grève prolongée comme celle de 2012. Le département de droit, traditionnellement plus à droite que les autres, était en minorité dans le syndicat étudiant, et cherchait depuis des années à se dissocier de ce qu'il percevait comme les « gauchistes » de science politique.