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Québec

Corruption au Québec : Enveloppes brunes et portes-tournantes

Le dépôt du nouveau budget provincial s'est fait voler la vedette le 17 mars dernier. À l'issue d'une enquête de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), sept personnes ont été arrêtées sous des chefs d'accusation de corruption, de fraude envers le gouvernement et d'abus de confiance, dont deux ex-ministres et un ancien directeur de cabinet libéraux ainsi qu'un ancien attaché politique de Pauline Marois. Ce coup d'éclat, quelques mois après le torpillage du rapport de la Commission Charbonneau, vient vivement rappeler aux travailleur-euses québécois la profonde corruption de l'ensemble de la classe politique. Pour l'UPAC, la corruption serait même un problème « systémique ». Or, loin d'être un problème pour l'État capitaliste, la corruption est son mode de fonctionnement.

Un milliard pour sauver Bombardier, l'austérité pour les travailleurs et les travailleuses

Alors même que le Front commun intersyndical organise la grève et que le gouvernement lui répète qu’il n’a pas d’argent pour satisfaire ses modestes demandes, et que les libéraux vont de l’avant avec un colossal programme d’austérité, la multinationale d’origine québécoise Bombardier vient de recevoir un cadeau de un milliard de dollars US de la part de ce même gouvernement. Ce geste, qui peut être correctement qualifié «d’aide sociale aux entreprises», montre que l’hypocrisie de Couillard et sa bande atteint des sommets tout simplement inégalés. Comme si cela n’était pas assez, les libéraux québécois demandent à leur contrepartie fédérale d’égaliser leur contribution.

Qu’est-il arrivé au Printemps québécois?

Le momentum et l’élan qui avaient été bâtis au sein de la population étudiante et des travailleurs-euses syndiqués du Québec en vue d’un affrontement avec le gouvernement libéral, menant au printemps de 2015, se sont dissipés. Les travailleurs-euses et les jeunes qui étaient excités à l’idée de possiblement riposter devront attendre à l’automne. Un sentiment de déception flotte dans l’air, et tout le monde se demande, « qu’est-il arrivé au Printemps québécois? »

Le mouvement étudiant du Québec doit amener les travailleurs-euses dans la lutte !

Le mandat pour les deux semaines de grève étudiante tire à sa fin et le prochain congrès de l'ASSÉ, ce weekend, sera dominé par les débats sur la voie à suivre. De nombreuses controverses ont surgi à propos de la proposition de l'exécutif de l'ASSÉ voulant mettre fin à la grève et attendre la reprise éventuelle des actions de grève syndicale à l'automne. D'autre part, le comité printemps 2015 – un regroupement large d'étudiant-e-s radicaux responsables de la plupart des mobilisations de la présente grève étudiante – a dénoncé cette initiative et fait pression pour une poursuite de la grève. La fréquence des manifestations de nuit et le grand nombre d'étudiant-e-s en grève montrent qu'il y a une détermination chez les jeunes à lutter contre l'austérité et une volonté de rechercher les voies pour la lutte. Mais que faire? Les deux positions dominantes sur la question occultent la tâche principale qui s’impose au mouvement étudiant : amener les travailleurs-euses dans la lutte! Il y a un énorme potentiel dans ce mouvement, mais il est clair que les étudiant-e-s ne peuvent pas gagner seul-e-s et que toutes stratégies concrètes devraient consister à rallier les travailleurs-euses.