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Québec

Dissolution de l'AFESPED: Victoire de la droite ou échec de la gauche?

Alors même que plus de 65 000 étudiant-es québécois entrent en grève pour marquer le début du « printemps chaud » qui s'annonce, un coup dur vient d'être porté au mouvement étudiant. Vendredi dernier, après un vote serré, une majorité de 52% d'étudiant-es sur un taux de participation de 58% ont décidé que l'Association facultaire étudiante de science politique et droit (AFESPED) de l'UQÀM ne les représentait plus, ce qui menera à sa dissolution effective. Le vote a eu lieu après une campagne référendaire lancée le 13 février dernier notamment par une frange d'étudiant-es en droit bien décidés à ne plus revivre une grève prolongée comme celle de 2012. Le département de droit, traditionnellement plus à droite que les autres, était en minorité dans le syndicat étudiant, et cherchait depuis des années à se dissocier de ce qu'il percevait comme les « gauchistes » de science politique.

Le mouvement étudiant se met en branle : pour un soutien au mouvement ouvrier !

Les politiques d’austérité annoncées par le gouvernement de Philippe Couillard au cours des derniers mois ont eu pour effet de réveiller le mouvement ouvrier québécois. Si elles s’inscrivent en continuité par rapport aux politiques des plus récents gouvernements, ces politiques ont toutefois pour caractéristique de s’attaquer de front à toutes les couches de la classe ouvrière et de la jeunesse. Conséquemment, un mouvement social d’envergure semble se dessiner dans la province.

Les libéraux majoritaires : La charte rejetée, l’austérité à venir

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Moins de deux ans après s’être fait montrer la porte du pouvoir, le Parti libéral du Québec est  revenu à la tête du gouvernement avec une victoire écrasante lors des élections provinciales. Avec plus de 1.7 millions de votes (41% du total), les libéraux ont raflé 70 sièges des 125 à l’Assemblée nationale. La campagne de 33 jours commença avec la Première ministre Pauline Marois confiante que le Parti québécois formerait un gouvernement majoritaire. Au lieu de cela, les élections se terminèrent avec Pauline Marois perdant son siège et le Parti québécois ramassant juste un peu plus de 1 million de votes (25% du total), son pourcentage le plus bas depuis 1973. Les travailleurs et la jeunesse sentent aujourd’hui la menace planer, alors que les souvenirs du gouvernement de Jean Charest leur reviennent en mémoire. Bien sûr, la charte a été défaite, mais l’austérité est plus que jamais à l’agenda.

Élections Québécoises 2014 : Contre l’austérité et la charte!

À peine 18 mois suivant la dernière élection, les électeurs québécois se rendront aux urnes le 7 avril prochain. Le gouvernement du Parti Québécois, avec sa position minoritaire qui l’a freiné dans presque toutes ses décisions, souhaite atteindre la majorité qu’il n’a pas réussi à obtenir en automne 2012. Puisque le PQ a gagné 10 points dans les sondages en moins d’un an, cela devient de plus en plus possible. Mais que signifie cette élection pour les travailleurs et la jeunesse aujourd’hui ?

L’austérité «péquiste» et les tâches de Québec solidaire

Pendant une période de plusieurs mois, un mouvement de masse a secoué la Province de Québec et forcé une élection. Même le PQ s’est tassé vers la gauche, en proposant une annulation de la hausse des frais de scolarité, de la loi 78 et en proposant d’autres mesures progressives. Cependant, dans son premier budget, le gouvernement Marois a fait marche arrière sur ses promesses formulées lors de la dernière campagne. Face à cette hypocrisie du PQ qui s’est affiché comme l’option progressive, la possibilité de former un véritable parti représentant les travailleurs et la jeunesse est immense. Particulièrement pour le parti de gauche Québec solidaire dont le potentiel est le plus élevé depuis la création du parti. Mais comment Québec solidaire peut-il bénéficier de cette situation et construire une alternative pour les travailleurs–es qui cherchent une manière de combattre l’austérité?