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14107620 1041366769312372 4781184725376250937 oDepuis 2008, le capitalisme est entré en crise profonde à l’échelle mondiale. Les gouvernements se sont évertués à implanter partout des mesures d’austérité, pour faire payer aux travailleur-euses les effets de la crise, qui a malmené les profits des capitalistes, des grands industriels et des banquiers. La crise capitaliste a considérablement affecté les conditions de vie des travailleurs-euses et des couches les plus opprimées de la société. La pauvreté et la misère grandissent tout autant que le sexisme, le racisme, l’homophobie, la transphobie et la destruction environnementale.

Le club étudiant de La Riposte socialiste à l’UdeM, ainsi que tous nos clubs étudiants à travers le Québec et le Canada, croient que le système capitaliste dans lequel nous vivons se révèle n’être qu’un système pourri jusqu’à la racine, qui doit être jeté aux oubliettes de l’histoire. Dans cette perspective, nous travaillons à ce que les idées, les méthodes et le programme marxistes gagnent une voix dans le mouvement étudiant et le mouvement ouvrier.

Comment lutter contre l’austérité?

La crise du capitalisme a signifié une augmentation et une accélération des mesures d’austérité partout sur la planète. L’austérité s’avère être la seule « solution » trouvée par les capitalistes pour « résoudre » leur crise. Mais après 8 ans de coupes et de diminution des conditions de vie et de travail, qu’est-ce qui a été accompli? La crise n’a pas du tout été réglée, les inégalités augmentent, et les économistes les plus sérieux prédisent une crise encore pire dans un avenir rapproché!

En réaction à l’austérité et à ses effets désastreux, des mouvements de masse ont émergé partout sur le globe: les Indignados, #Occupy, les révolutions du Printemps arabe, les mouvements de masse de la jeunesse dans les pays du sud de l’Europe, les mouvements derrière Bernie Sanders aux États-Unis et Jeremy Corbyn en au Royaume-Uni et ici au Québec, les grèves étudiantes de 2012 et de 2015, et le mouvement de grève ouvrière du Front commun à l’automne 2015.

Les mouvements de masse constituent une partie vitale de la lutte contre le capitalisme et la lutte pour la transformation de la société. Mais la réalité est que la plupart de ces mouvements se sont soldés par une défaite. Les échecs des plus récents mouvements de masse démontrent la nécessité d’être armé des idées, des méthodes et du programme qui permettent de gagner.

L’idée dominante du mouvement ouvrier et étudiant est que l’austérité est « idéologique », qu’elle est un choix des gouvernements et que d’autres solutions sont possibles, sans sortir du système. Mais plus les expériences s’accumulent, plus il devient clair qu’il n’y a aucune solution qui puisse être trouvée dans le cadre du système capitaliste.

L’analyse marxiste de l’économie capitaliste met le doigt sur les contradictions fondamentales du système. Notre système socio-économique est fondé sur la propriété privée capitaliste et le libre-marché, c’est-à-dire le profit privé et la concurrence acharnée entre les capitalistes. Chaque capitaliste est forcé par la compétition à diminuer les salaires et les avantages sociaux de leurs travailleur-euses afin de diminuer le coût de la production et augmenter le profit. Mais d’où vient ce profit? Le profit, dans les entreprises capitalistes, ne peut provenir, en dernière analyse, que du fait que les travailleur-euses sont payés en salaires beaucoup moins que la valeur des marchandises qu’ils produisent sur le marché. Donc, les capitalistes sont constamment en train de produire trop de marchandises pour ce que le marché peut absorber. À cause de cette contradiction, le capitalisme entre inévitablement en crise de surproduction.

Les grands perdants dans cette histoire, ce sont les travailleur-euses, pour qui les conditions de vie tendent à devenir de plus en plus précaires lorsque ces crises éclatent et qu’il faut sauvegarder les profits des capitalistes. Avec la grande crise de 2008, des dizaines de milliers d’emplois furent perdus à cause d’entreprises voulant diminuer leurs coûts de production ou tout simplement cesser la production dans certains secteurs. À cela s’ajoute le fait que la classe capitaliste a dû dépêcher son comité exécutif par excellence, l’État (capitaliste), pour utiliser des centaines de milliards de fonds publics pour sauver les banques, tout en refilant la facture aux travailleur-euses, sous la forme de budgets d’austérité et de coupures dans les services sociaux.

La question qui se pose est : aurait-il pu en être autrement? L’austérité était-elle évitable? Nous n’avons pas à reculer bien loin dans le temps pour faire la démonstration que non, l’austérité ne peut être évitée en cette période de crise profonde.

Partout, les gouvernements qui se disent de gauche et sympathiques aux travailleur-euses et aux exploité-es sont forcés les uns après les autres de trahir leurs promesses sous la pression des banques, des grands capitalistes et de leurs représentants politiques. En Grèce en juillet dernier, le parti politique supposément de gauche radicale, SYRIZA, alors au gouvernement, s’est vu forcé de trahir sa promesse de mettre fin à l’austérité quand la Banque centrale européenne et le FMI l’a placé devant un ultimatum. SYRIZA était pourtant idéologiquement opposé à l’austérité, et il a dû continuer le programme des partis de droite et abandonner sa position anti-austérité. Cela nous montre que l’austérité, aujourd’hui, n’a rien d’un choix, mais est plutôt une nécessité d’un capitalisme en crise.

Un sort semblable serait réservé à tout gouvernement de gauche ou pro-travailleur-euses élu au Canada ou au Québec; en dernière analyse, ce sont les patrons qui décident, et ils feront tout pour faire adopter leur agenda. Sous le capitalisme en crise comme il l’est aujourd’hui, tout gouvernement désireux d’améliorer le sort des travailleur-euses et de la jeunesse devra soit sortir du capitalisme, soit en gérer la crise. Sous le système, il n’y a pas d’alternative au chantage des capitalistes : c’est du système lui-même dont il faut se débarrasser!

La lutte contre l’oppression

La xénophobie et le racisme gagnent en puissance dans les pays capitalistes avancés. Il n’y a qu’à regarder la situation des noirs aux États-Unis pour s’en convaincre; les nombreux meurtres de jeunes noirs par des policiers qui demeurent dans l’impunité suffisent à démontrer que la discrimination raciale est loin d’être éliminée. La montée en flèche des attaques racistes au Royaume-Uni à la suite du Brexit, la ridicule interdiction du burkini dans certaines municipalités françaises, et même la Charte des valeurs au Québec, montrent que la xénophobie est encore bien présente.

Le sexisme et la violence envers les femmes font encore rage dans notre société. Il n’y qu’à prendre l’exemple du procès de Jian Gomeshi au Canada pour comprendre que nos institutions sont imprégnées de préjugés sexistes. Les personnes LGBTQ+ comptent parmi les plus opprimées sous la société capitaliste : des études conduites aux États-Unis montrent qu’entre 15 et 43% des personnes homosexuelles ont vécu une forme de discrimination au travail, tandis que ce chiffre monte à 90% pour les personnes trans. La lutte contre les formes d’oppression devient - avec raison - l’une des préoccupations majeures de la jeunesse qui s’éveille à l’implication politique. La lutte pour l’émancipation des femmes, la lutte contre le racisme, l’homophobie et la transphobie, font partie intégrante de la lutte pour le socialisme.

Le système capitaliste actuel est à la fois l’héritier de milliers d’années d’oppression des classes exploiteuses sur les classes exploitées et de milliers d’années de patriarcat et d’oppression systématique des femmes. Le système capitaliste a besoin d’opprimer les femmes, au même titre que les personnes racisées, les personnes

LGBTQ+, et plus encore, pour diviser la classe des travailleur-euses sur la base de préjugés sexistes, racistes, homophobes et transphobes, faisant ainsi que les couches les plus opprimées de la société cherchent un bouc-émissaire plutôt que de lutter en commun contre le système d’exploitation capitaliste.

Donc, la lutte contre toutes les oppressions doit être menée à tous les jours : il faut combattre sans relâche les attitudes et les comportements discriminatoires et oppressifs à l’intérieur des rangs des mouvements sociaux, ouvrier, anti-austérité, anticapitaliste, etc., parce que toutes ces attitudes nuisent à l’unité de la classe ouvrière et ce faisant aident la bourgeoisie. Ces comportements n’ont absolument aucune place dans notre mouvement.

Cependant, les marxistes croient que la seule manière de mettre fin à l’oppression des femmes et à toutes les autres formes d’oppression réside dans l’alliance entre les groupes opprimés pour lutter contre la société de classe qui maintient ces oppressions en place, soit le capitalisme lui-même. De plus, c’est dans la lutte même que les travailleur-euses et toutes les couches d’opprimé-es en viennent à se regarder comme des frères et sœurs en lutte, et non comme des ennemis potentiels.

Conséquemment, tout en luttant au jour le jour contre toutes les formes d’oppression qui existent sous le capitalisme, nous lions ces luttes à celle contre le capitalisme lui-même et pour la mise en place du socialisme. Toutes les avancées sur le plan de la lutte contre l’oppression resteront menacées tant que le capitalisme n’aura pas été défait une fois pour toutes. C’est seulement sous le socialisme que nous pourrons réellement éliminer l’oppression.

Un programme socialiste pour l’environnement

La crise environnementale est possiblement l’enjeu le plus urgent auquel fait face l’humanité à l’heure actuelle. Tous les experts s’entendent pour dire que nous fonçons droit dans un mur, et que si rien n’est fait, c’est la vie sur terre même qui est menacée.

Mais que peut être la solution?

Le scandale de Volkswagen de l’an dernier nous apprenait que la compagnie avait conçu les systèmes antipollution de ses voitures de manière à n’être opérants que lors des tests de certification et non lors d’une utilisation normale. Mais ce n’est là que la pointe de l’iceberg pour une situation qui dure depuis bien longtemps : dans les années 1990, General Motors et Honda, entre autres, ont été mis à l’amende pour avoir instauré des mécanismes similaires.

L’an dernier, nous apprenions également qu’Exxon Mobil, compagnie pétrolière richissime, était au courant des changements climatiques depuis au moins 1981, mais avait tout de même financé des scientifiques pour prouver le contraire. Enfin, une recherche publiée dans le journal Climatic Change révèle que 90 compagnies sont responsables à elles seules de 63% des émissions de gaz à effet de serre générées depuis le début de l’ère industrielle.

Nous ne pouvons échapper à cette conclusion : le capitalisme et le respect de l’environnement sont choses incompatibles. L’anarchie du marché ne permet aucune application consciente et planifiée des nombreuses alternatives aux énergies et aux industries polluantes qui existent aujourd’hui même. La course au profit est une barrière absolue à la protection de l’environnement.

Nous n’avons qu’à regarder l’état d’avancement de la lutte des États capitalistes contre les changements climatiques pour nous en convaincre. Les conférences internationales se succèdent, mais aucune mesure contraignante n’est appliquée pour pouvoir réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Cela n’a rien de surprenant : une économie vraiment respectueuse de l’environnement entre directement en contradiction avec l’économie de marché du capitalisme mondial, entre autres car la règlementation environnementale est un frein à l’impératif de profit privé qui se trouve au fondement de notre système socio-économique.

Une analyse marxiste de la crise écologique permet de comprendre que la seule manière de sauver la planète et de construire une relation harmonieuse et équilibrée entre l’être humain et la nature réside dans la nécessité de lutter pour l’abolition du capitalisme et son remplacement par une société socialiste, c’est-à-dire par une économie planifiée démocratiquement, pour s’assurer que notre production respecte les contraintes de la nature et les besoins réels des travailleurs-euses. Le capitalisme est un système basé sur l’exploitation toujours plus intense à la fois des travailleurs-euses et de l’environnement. Une telle chose que le « capitalisme vert » est un non-sens le plus total. Une transition vers le socialisme permettrait entre autres de mettre fin à notre dépendance au pétrole, et de planifier collectivement l’investissement dans des transports publics écologiques, abordables et agréables, et de se servir du génie humain pour protéger l’environnement, plutôt que de l’utiliser pour inventer des machines qui le détruisent.

Pour une solution révolutionnaire : construisons les forces du marxisme à l’UdeM!

Tout autour du monde, la jeunesse commence à devenir de plus en plus critique du système capitaliste et de tout l’édifice politique qui le soutient. En réalité, comment est-ce que cela pourrait surprendre quiconque?

Au Canada, une récente étude démontre que près de 50% de la population vit d’un chèque de paye à l’autre, ce qui signifie que si la paye était retardée d’une seule semaine, ces gens auraient de la difficulté à combler leurs besoins. Au Canada, selon le Conference Board of Canada, la jeune génération actuelle sera la première à vivre plus pauvrement que ses parents. Le marché de l’emploi est dans un état lamentable, les jeunes croulent sous des montagnes de dettes, et le rêve d’une maison et d’une retraite est pour un nombre croissant de jeunes précisément cela : un rêve distant et probablement inatteignable.

Il n’y a donc pas lieu de se surprendre de l’immense colère de la jeunesse, et de son immense désir de militer, de lutter pour une alternative à cet avenir sombre.

Les jeunes se rendent bien compte qu’ils vivent dans un système en déclin, où les politiciens sont vendus aux capitalistes et ne font que se faire les porte-voix de cette classe. De plus en plus de jeunes réalisent qu’aucune solution ne peut être durable sous le système, et que nous avons besoin d’une révolution.

Pour abolir le capitalisme, les travailleurs-euses et les couches les plus opprimées de la société doivent organiser une lutte pour prendre la possession, le contrôle et la gestion des moyens de production de la société, à travers la nationalisation les grands secteurs de l’économie et en mettant la production sous leur contrôle

démocratique.

Ce qu’il manque pour y arriver, c’est une organisation révolutionnaire et socialiste où la jeunesse peut s’investir et construire les forces qui permettront de renverser le système capitaliste.

L’objectif de la Riposte socialiste de l’UdeM est de construire cette organisation, et de s’en servir pour promouvoir l’alternative du socialisme auprès des jeunes, des travailleur-euses et des couches opprimées de la société. En construisant dès aujourd’hui un noyau solide de militant-es marxistes, nous pavons la voie pour que l’alternative du socialisme gagne les oreilles des opprimé-es et se révèle comme une solution viable contre les horreurs du capitalisme. Chaque nouveau militant-e qui rejoint La Riposte socialiste UdeM participe à accroitre la capacité pour les forces marxistes d’intervenir dans les mouvements des étudiant-es et des travailleur-euses et de construire un mouvement de lutte de masse pour la transformation socialiste de la société. La défense des idées et du programme marxistes ne se fera pas d’elle-même. Personne ne va le faire à notre place!

Le marxisme, ou socialisme scientifique, constitue la mémoire des luttes de la classe ouvrière. Une solide organisation marxiste se doit de comprendre comment la société actuelle fonctionne pour être en mesure de la transformer. Il faut qu’elle ait étudié les leçons des différents mouvements de lutte, ceux d’aujourd’hui et ceux d’hier. Voilà pourquoi la Riposte socialiste consacre une part aussi importante de son activité à l’éducation théorique et à l’étude des luttes du passé et du présent. Sans théorie révolutionnaire, il ne peut y avoir de mouvement révolutionnaire capable d’accomplir la transformation socialiste de la société.

Les événements organisés par la Riposte socialiste UdeM ont connu un grand succès l’an passé avec plus de 30 personnes présentes presque à chaque fois. Ceci témoigne du fait que les idées du socialisme et du marxisme deviennent de plus en plus écoutées, et tendent à devenir un point de référence pour les étudiant-es les plus actifs dans la lutte contre l’austérité et le capitalisme. Pour nous, la lutte ne se confine pas à l’UdeM seulement. Nos camarades ont également construit des clubs étudiants à l’Université de Victoria, à l’Université de Toronto, à Ryerson, à York, à McMaster, à Waterloo, à Concordia et à McGill.

Ce que nous construisons est unique sur les campus. Nous créons un espace pour discuter des idées, de la théorie et de l’histoire d’une manière concrète et qui peut être appliquée dans les luttes d’aujourd’hui et de demain. Nous ne construisons pas un groupe de discussion académique. Nous ne regardons pas la société de manière contemplative, passive et abstraite. Nous discutons les idées politiques dans le but de participer activement à la lutte pour l’émancipation des groupes opprimés de la société.

Si vous souhaitez participer à la lutte contre le capitalisme, que vous soyez étudiant-e à l’UdeM, ou dans n’importe quel campus universitaire ou collégial, ou que vous soyez un travailleur ou une travailleuse, vous êtes plus que le bienvenu d’entrer en contact avec nous pour discuter, participer à nos activités et vous impliquer dans le club.

Impliquez-vous en construisant le club étudiant La Riposte socialiste UdeM!

Construisons un mouvement révolutionnaire et socialiste au Québec et au Canada!