Économie
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Écrit par Joseph-Antoine Cloutier
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Vendredi, 12 Mars 2010 09:19 |
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Les apologistes du capitalisme l'ont répété et répété : la crise actuelle a été causée par des banquiers trop avares, par la dérèglementation des marchés financiers et par l'effondrement du marché immobilier. Mais est-il possible qu'on ne voie là que la pointe de l'iceberg? On se plaint allègrement des excès de Wall Street et de sa spéculation abusive, mais où sont passées les critiques systémiques du capitalisme, qui remettent l'entièreté du modèle en cause? Les bulletins de nouvelles n'en parlent pas. Comme si on prenait pour acquis que les assises du capitalisme sont fondamentalement saines et que la crise n'est qu'une [autre] erreur de parcours. Comme si on prenait pour acquis qu'il n'y a pas d'alternative viable à la sacrosainte quête du profit. On se questionnera aujourd'hui, d'un point de vue résolument marxiste, sur la crise et sa cause profonde mais aussi sur certains problèmes du monde dans lequel on vit.
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Écrit par La Riposte (France)
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Lundi, 09 Février 2009 11:55 |
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La nationalisation et la planification de l’économie sont au cœur du programme que défend La Riposte. Les apologues de l’économie capitaliste vantent le marché « libre » et fustigent la planification. Mais en réalité, les capitalistes ne sont nullement contre la planification. Tous les salariés le savent. Dans les entreprises – de l’usine industrielle jusqu’aux boutiques de prêt-à-porter –, le travail est planifié jusqu’aux moindres détails. « Le temps, c’est de l’argent », disent les patrons. Pour extraire un maximum de profit de chaque heure de travail, les règles et procédures en vigueur sont constamment revues et corrigées. Pour parvenir à une coordination aussi parfaite que possible des différentes opérations de production, les capitalistes utilisent tous les moyens techniques disponibles et les méthodes éprouvées de « gestion des ressources humaines » – fondées essentiellement sur l’intimidation. Quand vous passez en caisse, dans un magasin, un système informatique enregistre le type de produit que vous achetez et ordonne son remplacement automatique à partir des stocks – qui peuvent se trouver de l’autre côté de la France ou du monde – en tenant compte de la courbe probable de la demande future pour le produit en question. Par exemple, une quantité donnée de robes d’été ne sera que partiellement remplacée dans les rayons, à l’approche de l’automne. Les capitalistes planifient à outrance pour augmenter le taux d’exploitation des salariés, réduire les coûts salariaux et maximiser les profits.
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Écrit par Alan Woods
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Vendredi, 26 Septembre 2008 17:46 |
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Nous vivons des temps exceptionnels. La panique financière, aux Etats-Unis, provoque des vagues qui menacent d’engloutir le monde entier. La conscience de millions de gens est en train d’évoluer rapidement. Le 25 septembre, une manifestation à l’appel de syndicats américains a mobilisé environ un millier de travailleurs, dont un grand nombre d’ouvriers du bâtiment – métallurgistes, manœuvres, plombiers, etc. – ainsi que des enseignants et du personnel de bureau. Le but de la manifestation, organisée en moins de deux jours, était de protester contre le projet de renflouer Wall Street avec 700 milliards de dollars d’argent public. Voici un extrait d’une dépêche de Reuters sur cette manifestation :
« A l’occasion d’une manifestation partie de la bourse de New-York, des ouvriers du bâtiment, des salariés des transports, des machinistes, des enseignants et d’autres travailleurs syndiqués ont vigoureusement protesté contre la proposition du gouvernement américain de renflouer Wall Street. Plusieurs centaines de mécontents criaient leur soutien enthousiaste aux dirigeants syndicaux qui fustigeaient le plan de 700 milliards de dollars visant à revigorer le marché du crédit en soulageant les institutions financières de leurs mauvaises créances.
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Écrit par La Riposte (France)
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Lundi, 30 Avril 2007 12:12 |
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La Riposte a souvent attiré l’attention de ses lecteurs sur l’évolution de l’économie américaine, dont l’importance en fait un facteur majeur dans les perspectives économiques pour l’Europe et la France. Dans un texte publié en 2006, nous écrivions : « Le PIB des Etats-Unis, qui représente 39 % de la production mondiale, a crû de 3 % en 2003, puis de 4,4 % en 2004. Son taux de croissance se situera aux alentours de 3,4 % en 2005. Cependant, cette croissance repose essentiellement sur la spéculation immobilière et la consommation des ménages – qui reposent, à leur tour, sur une expansion massive du crédit. Le recours au crédit, aux Etats-Unis, a atteint des proportions absolument colossales. En mars 2005, la dette totale de l’administration, des entreprises, du secteur financier et des ménages américains s’élevait à 40 000 milliards de dollars ! Cette somme représente 137 000 dollars pour chaque homme, femme et enfant américains. L’endettement des ménages s’élève à 10 300 milliards de dollars, soit en moyenne 103 % des revenus annuels des ménages. La seule dette fédérale – toujours en mars 2005 – était de 7 600 milliards de dollars. Le taux d’endettement ne cesse de croître, et ce à un rythme bien supérieur à la croissance de l’économie. Globalement, pour chaque dollar emprunté, la richesse créée n’est que de 23 cents.
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Écrit par Jérôme Métellus
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Vendredi, 15 Décembre 2006 12:19 |
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Le monde traverse une crise après l’autre, à tous les niveaux : économique, social, politique, militaire et diplomatique. Aux guerres en Afghanistan, en Irak, au Liban et en Palestine s’ajoutent de nombreuses guerres dont les médias ne parlent presque jamais : au Congo (4 millions de morts ), au Darfour, en Somalie, en Ouganda, en Côte d’Ivoire, etc. L’épidémie de terrorisme, les profonds déséquilibres de l’économie mondiale, la multiplication des crises diplomatiques : ce sont là autant de manifestations de l’impasse dans laquelle se trouve le système capitaliste.
Dans ce contexte, en tant que communistes, nous devons expliquer à la jeunesse et aux travailleurs que les causes fondamentales du chaos mondial résident dans les contradictions insolubles du capitalisme, qui a complètement épuisé le rôle progressiste qu’il a pu jouer par le passé. Il faut faire comprendre la nécessité de renverser ce système et de le remplacer par un système socialiste. Plus que jamais, l’humanité fait face à l’alternative suivante : socialisme ou barbarie.
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