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Écrit par Alan Woods
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Dimanche, 01 Juillet 2001 00:00 |
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Pour les marxistes, la racine de toutes les formes d’oppression consiste dans la division de la société en classes. Pour de nombreux féministes, l’oppression des femmes s’enracinerait dans la nature des hommes. Ce serait un phénomène, non pas social, mais biologique. C’est là une conception du genre humain complètement statique, non-scientifique et non-dialectique. Ceux qui adoptent cette vision an-historique de la condition humaine en tirent des conditions profondément pessimistes. Car si nous acceptons l’idée qu’il y a quelque chose d’inhérent aux hommes qui les détermine à opprimer les femmes, on voit mal comment remédier au problème. La conclusion de telles prémisses, c’est que l’oppression de la femme par l’homme a toujours existé et, doit-on supposer, existera toujours. Le marxisme explique qu’il n’en est rien. Il montre que, tout comme la société de classes, la propriété privée et l’Etat, la famille bourgeoise n’a pas toujours existé, et que l’oppression des femmes ne date que de la division de la société en classes. En conséquence, son abolition dépend de l’abolition des classes – c’est-à-dire de la révolution socialiste. Cela ne signifie pas que l’oppression des femmes disparaîtra automatiquement avec la prise du pouvoir par la classe ouvrière. L’héritage psychologique de la barbarie de classe ne sera complètement éliminé que lorsque se seront développées des conditions sociales permettant l’établissement de rapports véritablement humains entre l’homme et la femme. Mais tant que la classe ouvrière n’aura pas renversé le capitalisme, posant les bases d’une disparition de la division de la société en classes, une authentique émancipation de la femme ne sera pas possible. |