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La grippe A : une épidémie profitable

Le monde s’apprête à affronter de terribles évènements. La crise du capitalisme et ses conséquences ? Non : une épidémie de grippe ! Mais au fait, pourquoi un tel remue-ménage ?

C’est tout d’abord du pain béni pour l’industrie pharmaceutique, qui va vendre des millions de doses de vaccins, de masques et de solutions hydro-alcooliques (alors que, soit dit en passant, la transmission du virus se fait essentiellement par voie respiratoire).

C’est aussi une aubaine pour le gouvernement qui, en plus de servir les intérêts de ces grands groupes, trouve là une occasion de faire passer la crise au second plan.

Pour un art révolutionnaire !

Nous célébrons aujourd’hui, le 28 septembre, l’anniversaire de la mort d’André Breton, l’un des plus remarquables représentants du surréalisme. Breton s’est efforcé de lier l’art à la politique révolutionnaire, et collabora pendant un temps avec Léon Trotsky.

Aujourd’hui, alors que le capitalisme est dans une impasse complète, que sa dégénérescence sénile atteint des extrêmes, la crise de ce système affecte chaque aspect et chaque manifestation de la vie. Les forces productives stagnent, le chômage et le sous-emploi frappent des millions de gens, et les inégalités s’accroissent à des niveaux inédits. Les guerres et le terrorisme ne sont plus l’exception, mais la règle. Des éléments de barbarie ont même commencé à apparaître dans les pays les plus prospères et « civilisés », comme on l’a vu récemment à la Nouvelle Orléans.

L'art et la révolution

Vous m'avez aimablement proposé de donner mon opinion sur l'état actuel de l'art. Je ne le fais pas sans hésitation. Depuis mon livre Littérature et Révolution (1923), je ne suis jamais revenu sur les questions de la création artistique et n'ai pu suivre que par à‑coups les manifes tations récentes dans ce domaine. Loin de moi la prétention de donner une réponse exhaustive. L'objet de cette lettre est de poser correctement le problème.

De façon générale, l'homme exprime dans l'art son exigence de l'harmonie et de ta plénitude de l'existence ‑ c'est‑à‑dire du bien suprême dont le prive justement la société de classe. C'est pourquoi la création artistique est toujours un acte de protestation contre la réalité, conscient ou inconscient, actif ou passif, optimiste ou pessimiste. Tout nouveau courant en art a commencé par la révolte. La force de la société bourgeoise a été, pendant de longues périodes historiques, de se montrer capable de discipliner et d'assimiler tout mouvement « subversif » en art et de l'amener jusqu'à la « reconnaissance » officielle, en combinant pressions et exhortations, boycottages et flatteries. Mais une telle reconnaissance signifiait au bout du compte l'approche de l'agonie. Alors, de l'aile gauche de l'école légalisée ou de la base, des rangs de la nouvelle génération de la bohème artistique, s'élevaient de nouveaux courants subversifs qui, après quelque temps, gravissaient à leur tour les degrés de l'académie.