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L’économie collaborative, l’avenir de l’emploi et le « post-capitalisme » - deuxième partie

Nous publions ici la deuxième partie de cette série.

L’économie « collaborative » n’est pas la seule à connaître un incroyable essor : c’est également le cas de l’économie « à la demande ». Jusqu’à maintenant, l’accent était surtout mis sur les bénéfices apportés aux clients par ces services « à la demande ». De nombreux enthousiastes s’extasiaient sur les nouvelles possibilités offertes par un simple effleurement d’écran d’iPhone : de la commande d’un service de ménage pour leur appartement ou d’une course de taxi bon marché à deux heures du matin.

 

Pour une planification socialiste et démocratique de l’économie

43598305d2b7f685476e67cdd20a91d1 w400 h250 cpLa crise mondiale qui a éclaté en 2008 est un tournant de l’histoire, comme le fut la crise de 1929. Elle a et aura de conséquences colossales de différentes natures : sociales, politiques, diplomatiques, militaires – mais aussi idéologiques. A gauche, les eaux stagnantes des vieux programmes réformistes seront balayées par une radicalité nouvelle. Face au chaos du « libre marché », l’objectif de socialiser et planifier l’économie au profit du plus grand nombre occupera une place de plus en plus importante dans les débats du mouvement ouvrier.

La crise capitaliste et la pertinence du marxisme

Les apologistes du capitalisme l'ont répété et répété : la crise actuelle a été causée par des banquiers trop avares, par la dérèglementation des marchés financiers et par l'effondrement du marché immobilier. Mais est-il possible qu'on ne voie là que la pointe de l'iceberg? On se plaint allègrement des excès de Wall Street et de sa spéculation abusive, mais où sont passées les critiques systémiques du capitalisme, qui remettent l'entièreté du modèle en cause? Les bulletins de nouvelles n'en parlent pas. Comme si on prenait pour acquis que les assises du capitalisme sont fondamentalement saines et que la crise n'est qu'une [autre] erreur de parcours. Comme si on prenait pour acquis qu'il n'y a pas d'alternative viable à la sacrosainte quête du profit. On se questionnera aujourd'hui, d'un point de vue résolument marxiste, sur la crise et sa cause profonde mais aussi sur certains problèmes du monde dans lequel on vit.