Les camarades du PCR à Québec ont l’habitude d’intervenir aux manifestations devant le parlement. Mais celle du 2 avril sortait de l’ordinaire.
L’ambiance y était électrisante. Plus de 10 000 travailleurs et travailleuses du communautaire se sont présentés avec une énergie combative, scandant des slogans sans relâche. Plusieurs personnes sont venues nous voir et s’intéressaient aux idées communistes. Tous nos journaux se sont vendus comme des petits pains chauds. Ça donne le ton pour la guerre des classes à venir.
Un constat s’impose : les gens à qui nous avons parlé sont « à boutte » du système capitaliste. Les travailleurs du communautaire l’ont particulièrement difficile. Au quotidien, ils côtoient l’itinérance, la pauvreté, les violences faites aux femmes et toute la misère engendrée par le capitalisme.
Cette misère s’accroît de jour en jour à mesure que le système capitaliste s’enlise dans la crise, augmentant le fardeau des organismes communautaires. Or, le gouvernement perpétue le sous-financement chronique des services publics.
Cette manifestation monstre était le point culminant, après deux semaines de grève de 1600 organismes communautaires à travers tout le Québec. On peut dire que c’est réussi. Maintenant, ce momentum ne doit pas s’éteindre.
La grève doit s’étendre à l’ensemble du mouvement ouvrier. Les services sociaux sont en train de s’effondrer partout autour de nous. Les dirigeants des centrales syndicales ont un rôle crucial à jouer pour mobiliser un mouvement de grève de la classe ouvrière.
Le capitalisme n’a plus une miette à offrir aux travailleurs. Face aux attaques du patronat, la seule réponse possible pour le mouvement ouvrier est de paralyser l’économie.