Féminicides au Québec – le capitalisme tue les femmes

Au cours des six premiers mois de 2026 seulement, 10 femmes ont été assassinées au Québec par leur conjoint, ce qui dépasse le nombre total de féminicides répertoriés pour toute l’année 2025.
  • Koral Samsa
  • mer. 17 juin 2026
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Au cours des six premiers mois de 2026 seulement, 10 femmes ont été assassinées au Québec par leur conjoint, ce qui dépasse le nombre total de féminicides répertoriés pour toute l’année 2025. 

Source : Pixabay/Nino Carè

Trois de ces femmes ont été tuées par leur ex-conjoint et trois autres vraisemblablement alors qu’elles tentaient de rompre leur relation. Dans quatre des cas, les hommes se sont suicidés immédiatement après le meurtre.

Ces horribles événements ne sont pas des tragédies isolées, mais un symptôme de plus de ce système malsain et oppressif qui pervertit toutes les relations humaines.

Face à l’indignation générale, l’Assemblée nationale du Québec a déposé une loi qui permettrait aux femmes de demander des renseignements à la police afin de découvrir si leur conjoint a des antécédents de violence.

Dans l’écrasante majorité des cas, ce n’est pas un manque d’information ni de volonté, mais bien un manque de ressources qui rend les femmes vulnérables à la violence conjugale. Ainsi, déjà en vigueur dans quatre autres provinces, cette loi n’est qu’un pansement sur une plaie profonde et béante que l’État capitaliste est tout simplement incapable de guérir.

En démantelant les services publics et en maintenant les salaires bas, le système économique actuel dépouille les femmes en danger des filets de sécurité qui pourraient leur permettre de s’en sortir. À cause du manque criant de financement, les refuges québécois sont déjà contraints de refuser plus de la moitié des femmes qui sollicitent leur aide. Le manque d’emplois décents et de logements abordables signifie que les femmes doivent rester plus longtemps dans les refuges, ce qui fait que d’autres femmes restent coincées dans des situations familiales dangereuses.

Ce n’est donc pas un hasard si les féminicides sont en hausse. Plus la crise économique s’aggravera, plus cette violence s’intensifiera, faisant peser un fardeau de plus en plus écrasant sur la classe ouvrière.

Le capitalisme ne se contente pas simplement d’exploiter notre travail : il nous atomise et nous place en concurrence brutale les uns avec les autres, dénaturant fondamentalement nos rapports interpersonnels. Pour libérer la femme de l’homme et libérer les deux du capital, nous devons lutter pour le communisme.