Loi 4 au Québec : la « démocratie » syndicale imposée par l’État

C’était avec grand plaisir que je me suis présenté à ma toute première rencontre syndicale dans mon nouveau milieu de travail. Cependant, le plaisir et l’illusion se sont rapidement tournés en amertume en raison du projet de loi 3 (maintenant la loi 4) sur la soi-disant « transparence » et la « démocratie » dans les syndicats. En effet, […]
  • David F., Montréal
  • lun. 26 oct. 2026
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C’était avec grand plaisir que je me suis présenté à ma toute première rencontre syndicale dans mon nouveau milieu de travail. Cependant, le plaisir et l’illusion se sont rapidement tournés en amertume en raison du projet de loi 3 (maintenant la loi 4) sur la soi-disant « transparence » et la « démocratie » dans les syndicats. En effet, on s’est fait expliquer par notre direction syndicale que, pour se conformer à la loi, on doit inscrire dans nos statuts des articles sur la transparence financière et la démocratie. Sinon, nos dirigeants syndicaux risquent de se prendre des amendes de 7000  dollars! Partout au Québec, des milliers de locaux et des centaines de syndicats affiliés aux grandes centrales devront entendre le même refrain. « Soyez plus démocratiques et gérez vos finances avec transparence! » nous disent les responsables des scandales Northvolt et SAAQClic.

Maintenant, on va devoir passer au vote sur les modifications de nos statuts, et même la direction syndicale reconnaît l’absurdité de ce « vote », car, selon la loi, nous n’avons pas d’autre choix que de voter oui. La centrale avec laquelle nous sommes affiliés nous dit simplement de prendre cette loi les bras croisés et de s’y conformer.

La guerre contre les syndicats est déjà commencée et le nouveau gouvernement qui sera élu ne va que la continuer. Les syndicats et leurs membres doivent briser toutes illusions envers la démocratie des patrons et se préparer aux luttes à venir, quel que soit le statut légal de nos actions. Nous ne pouvons compter que sur nos propres moyens!