On aime se représenter les universités comme des lieux de discussion libre, où toute idée peut être entendue, débattue, promue et critiquée. En période électorale, on pourrait s’attendre à ce que les universités soient animées par toutes sortes d’activités et de débats politiques. Pourtant, à l’Université du Québec à Rimouski, notre évènement « À quoi ressemblerait un Québec socialiste? » a dû être repoussé, car le règlement ne permet aucune activité « partisane » durant les élections! Voilà une belle façon d’encourager l’intérêt des jeunes pour la politique!
La seule activité autorisée était un débat entre les candidats, sans aucune participation de la communauté étudiante. Pas de questions du public, et même les applaudissements étaient interdits! Encore une fois, on dirait que tout est fait pour décourager les étudiants de s’intéresser à la politique. Une frange plus militante des étudiants a interrompu le débat à plusieurs reprises pour interpeller les candidats, par exemple sur le sujet de la Palestine. Comment leur en vouloir quand, même en période électorale, dans cette courte période où le pouvoir est (en apparence) dans les mains du monde ordinaire, on refuse d’entendre leur voix!
Certains se plaignent que la jeunesse est désintéressée de la politique, mais c’est plutôt la politique qui se désintéresse de la jeunesse. Nous les communistes, on sait que les jeunes ont soif de changement. Pas d’un changement de gouvernement, mais d’un changement de système. Nous devons canaliser cette colère, l’organiser dans un parti qui pourra renverser le capitalisme et mettre enfin le pouvoir dans les mains de la jeunesse et des travailleurs!