J’étais là quand le train a freiné brusquement, avant que le conducteur n’annonce que quelqu’un venait de s’enlever la vie. Une série d’émotions et de pensées m’ont saisi à ce moment-là. À quel point faut-il avoir souffert de l’anxiété, de la dépression et du désespoir pour décider de mettre fin à ses jours d’une manière si violente? À quel point la vie devient-elle tellement insupportable que l’on en vient à contempler la mort comme la seule échappatoire? Et ce qui est encore plus troublant, c’est que toute cette vie, qui a tant enduré, disparaîtra dans l’anonymat des statistiques. L’insécurité financière, l’inaccessibilité des soins, l’intensification du travail, l’isolement et le rabaissement de la vie humaine contribuent à la détérioration de la santé mentale des individus et sont les conséquences d’un système absurde.
La classe opprimée a souffert, souffre et continuera de souffrir tant que le capitalisme existera. C’est pourquoi je pense à des personnes comme Babeuf, les communards de Paris, Marx, Engels, Luxemburg, Lénine, Trotsky et les masses révolutionnaires qui ont dédié leurs vies au combat contre la bourgeoisie. Les communistes ont la tâche de guider la classe ouvrière pour renverser le système capitaliste, qui devient de plus en plus irrationnel et rendre réel le socialisme pour mettre fin une fois pour toutes à la société des classes. C’est le moins que l’on puisse faire pour les milliers de victimes anonymes du capitalisme.