Trois banques canadiennes possèdent maintenant deux fois le PIB de l’Afrique

Le 27 août, RBC, TD et CIBC ont publié leurs résultats financiers. Compte tenu du climat d’incertitude qui règne en raison de la guerre commerciale, les perspectives présentées par ces banques peuvent paraître surprenantes à première vue. Le chef de la direction de RBC a déclaré que la banque conservait « une perspective prudemment optimiste […]
  • Anonyme
  • jeu. 15 oct. 2026
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Le 27 août, RBC, TD et CIBC ont publié leurs résultats financiers. Compte tenu du climat d’incertitude qui règne en raison de la guerre commerciale, les perspectives présentées par ces banques peuvent paraître surprenantes à première vue. Le chef de la direction de RBC a déclaré que la banque conservait « une perspective prudemment optimiste ». Le chef de la direction de TD a ajouté que la banque était « très bien positionnée pour tirer profit » des dépenses gouvernementales en infrastructures et en défense. Le chef de la direction de CIBC affiche une « confiance mesurée » dans l’avenir.

Comment expliquer ce contraste saisissant avec l’angoisse et la frustration des travailleurs et des petites entreprises à travers tout le pays? C’est parce que ces trois banques détiennent désormais à elles seules 6 000 milliards de dollars d’actifs, principalement sous forme de dettes, c’est-à-dire de prêts immobiliers, de crédits automobiles, de cartes de crédit, de prêts aux entreprises, etc. Pour mettre cela en perspective, le PIB annuel cumulé de tous les pays africains, qui représentent 1,59 milliard d’habitants, équivaut à près de la moitié de ce montant! De plus, le Bureau du surintendant des institutions financières, la principale autorité de régulation financière du Canada, envisage d’assouplir les règles en matière de crédit afin que les banques puissent prêter encore davantage aux entreprises qui, inévitablement, connaîtront des difficultés en raison de la guerre commerciale. Cela signifie que les banques détiendront bientôt encore plus d’actifs sous forme de prêts accordés aux travailleurs et aux entreprises engagées dans la production réelle. Ainsi, l’oligarchie financière s’apprête à resserrer son emprise déjà asphyxiante sur le reste de l’économie mondiale et sur la vie des travailleurs canadiens accablés par des prêts immobiliers et automobiles exorbitants. Pas étonnant que les valorisations boursières des banques canadiennes aient grimpé de 53 % au cours des 12 derniers mois! En effet, les banques se portent bien précisément parce que le reste d’entre nous ne va pas bien.

Il est grand temps que les travailleurs du Canada et du reste des Amériques brisent l’emprise de ces parasites.