Troisième édition de l’École communiste de Québec : planter le drapeau rouge dans la capitale

À l’image du Parti bolchevik – dont l’exemple était omniprésent dans les discussions –, notre tâche est de construire un parti qui rassemble sous un même programme révolutionnaire suffisamment de militants et de leaders marxistes aguerris pour organiser la transformation socialiste de la société.
  • François-Xavier Lavallée
  • ven. 30 oct. 2026
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La fin de semaine des 24 et 25 octobre, en plein bastion du Parti conservateur, 132 participants se sont rassemblés à l’occasion de la troisième édition de l’École communiste de Québec. Il s’agissait assurément du plus grand rassemblement communiste à Québec depuis des décennies – la preuve, quoiqu’on puisse penser en observant les résultats des dernières élections, que les idées communistes n’ont jamais autant eu le vent en poupe dans la région!

Comme l’a expliqué Nicolas, camarade du PCR à Québec : 

« Quand j’ai rejoint le parti en 2020, nous n’avions encore rien à Québec. Il fallait souvent se déplacer à Montréal pour avoir le sentiment de faire partie d’un même mouvement communiste. Cette troisième édition a montré que ce n’est désormais plus le cas : le drapeau rouge est bel et bien planté dans la Capitale-Nationale. » 

Dès le samedi matin, Dominic Maurais, animateur-vedette de Radio X, a fait notre promotion en s’insurgeant contre l’horaire de l’école sur sa page Facebook. Pour un apôtre du capitalisme comme lui, il y avait en effet de quoi claquer des dents : des séances consacrées à la révolution russe de 1917, à ce qui distingue le bolchévisme authentique du stalinisme, à la théorie marxiste de l’État et, enfin, aux perspectives de lutte des classes au Québec (lesquelles n’ont jamais été si souriantes) – autant dire que c’était l’Halloween avant l’heure pour les réactionnaires de la Capitale-Nationale!

À leur grand dam, les idées discutées pendant ces séances ont percolé. Cinq personnes ont rejoint le parti sur-le-champ, et une dizaine d’autres sont en passe d’être recrutées dans les prochaines semaines. Plusieurs curieux qui passaient devant la salle où se tenaient les présentations ont d’ailleurs pris leur billet le jour même de l’événement.

La soif d’idées était inextinguible, alimentée sans cesse par les recommandations de lecture des présentateurs et des intervenants. Pendant les périodes de discussion, c’était presque devenu une blague que de clore sa prise de parole en suggérant un livre.

Et ces conseils ont porté leurs fruits! Après chaque séance, les participants venaient s’approvisionner en masse aux tables de littérature. Même des passants qui n’étaient pas inscrits s’y sont attardés, dont deux sont désormais en contact avec les camarades de Québec. Grâce à cet enthousiasme, 3800 dollars de littérature ont été vendus au courant de la fin de semaine, soit près de 30 dollars par participant.

C’est sans doute le lancement de Le marxisme et la question nationale, la plus récente sortie de Raison en Révolte (maison d’édition du PCR), qui a suscité l’engouement le plus vif : l’ouvrage a représenté un quart des ventes totales de la fin de semaine; nous en avons vendu 80 copies; plusieurs cercles de lecture sont en train d’être planifiés partout au Québec; et certains camarades ont même manqué la soirée sociale du samedi soir pour commencer à le lire!

Cette exaltation pour les idées reflète un sentiment d’urgence. Les mouvements de masse déferlent en Europe. Ce n’est qu’une question de temps avant que la vague ne touche les côtes du Québec et du Canada. Cependant, le PCR est trop petit pour guider vers la victoire les mouvements qui s’annoncent. Il nous faut croître.

À ce titre, la barre des 1000 membres – 1000 organisateurs communistes – est à portée de main. C’est la cible immédiate. La fin de semaine nous a donné les outils théoriques nécessaires pour l’atteindre, tout en illustrant le dévouement de nos membres dans la poursuite de cet objectif.

À l’image du Parti bolchevik – dont l’exemple était omniprésent dans les discussions –, notre tâche est de construire un parti qui rassemble sous un même programme révolutionnaire suffisamment de militants et de leaders marxistes aguerris pour organiser la transformation socialiste de la société.

Le succès de l’École communiste de Québec, destinée à former les communistes du Québec entier, montre que le PCR s’ingénie avec sérieux à se hisser à la hauteur de cette tâche historique.