C’est la phrase que j’ai entendue d’un employé du Tribunal administratif du logement (TAL) qui répondait aux questions d’un locataire. Celui-ci se demandait si les conditions et les frais imposés par son propriétaire pour signer le bail étaient légaux.
Le locataire s’est aussi fait dire qu’il pouvait refuser le contrat s’il le voulait et en trouver un meilleur. Comme s’il avait ce luxe!
Cela résume bien ce qu’est le marché du logement aujourd’hui : ce sont les propriétaires qui font la loi et les travailleurs qui en souffrent. À Montréal, où une personne sur quatre peine à payer son loyer, 0,46% des propriétaires possèdent 32% des logements locatifs. Malgré les règlements et le tribunal, cette minorité riche et véreuse impose ses normes et dicte les prix. Même un employé du TAL le reconnaît.
La situation a assez duré. Il faut exproprier ces grands parasites, et nous débarrasser du capitalisme qui impose aux besoins humains élémentaires – comme se loger – la logique du profit.