Je travaille au service du logement étudiant de mon université. Lors d’une de mes rondes, je discutais avec une collègue des coupes dans le programme RAFEO. Elle m’a dit qu’elle ne s’était jamais intéressée à la politique, qu’elle n’avait pas voté lors des dernières élections et qu’elle avait voté conservateur lors des élections précédentes.
Mais alors que nous continuions à discuter, elle a traité le gouvernement de l’Ontario de voleurs et a déclaré qu’en raison de ces coupes budgétaires, elle ne pourrait peut-être plus se permettre d’aller à l’école.
Je lui ai demandé si elle avait entendu parler de ce qu’avaient fait les étudiants québécois en 2012, elle m’a répondu que non. Dès que j’ai commencé à lui expliquer qu’ils s’étaient mis en grève pour protester contre la hausse des frais de scolarité, elle m’a immédiatement interrompu et m’a dit : « Il faut qu’on fasse ça! ».
Je l’ai invitée à une manifestation le 4 mars, et elle a commencé à réfléchir à la possibilité de demander à notre superviseur l’autorisation de faire connaître la grève étudiante aux résidents de nos étages.
Quelqu’un qui se décrit comme apolitique a immédiatement adhéré à l’idée d’une grève étudiante!