« Vous n’aviez qu’à nous payer assez pour vivre »

La classe dirigeante semble complètement incapable de comprendre cette colère.
  • Josie Seaton
  • mer. 22 avr. 2026
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Image : Révolution communiste

Le 7 avril, un homme s’est filmé en train de mettre le feu à un entrepôt de 1,2 million de pieds carrés, dans la ville d’Ontario, en Californie. Alors qu’il approche le briquet d’une caisse de papier hygiénique, qui s’enflamme, il dit à la caméra : « Vous n’aviez qu’à nous payer assez pour vivre. Vous n’aviez qu’à nous payer assez pour fucking vivre. »

Chamel Abdulkarim travaillait dans cet entrepôt pour 18 dollars de l’heure. Dans sa ville de Californie, un appartement d’une pièce coûte 2265 dollars par mois. Des millions de travailleurs dans le monde sont familiers avec sa situation.

Après que l’entrepôt a été rasé par le feu, Abdulkarim aurait dit à ses amis : « Je pense que beaucoup de gens comprendront », tout comme ils ont compris quand « Luigi a buté ce salaud ». Et effectivement, sur les médias sociaux, les commentaires ont abondé dans ce sens. Des centaines de gens ont commenté, disant essentiellement : « Je ne poserais pas un tel geste, mais j’y ai déjà pensé. »

La classe dirigeante semble complètement incapable de comprendre cette colère. Les médias se lamentent de la montée de la « violence politique ». Le procureur chargé de la poursuite, Bill Essayli, est particulièrement déconnecté. Il a affirmé en conférence de presse : 

« Cet acte de violence a apparemment été motivé par son hostilité envers le capitalisme et les entreprises […] Regardez, les États-Unis ont été fondés sur la libre entreprise et le capitalisme […] Nous allons poursuivre agressivement quiconque attaque nos valeurs, notre mode de vie, notre système, qui produit les meilleurs biens et services au plus grand nombre. »

Pour démontrer l’hypocrisie de cette déclaration déjantée, il suffit de citer les paroles d’Abdulkarim lui-même : 

« Le 1% sont une blague. Des pédophiles qui violent des enfants, qui profitent de la guerre. »

Pendant ce temps, les travailleurs ont de la misère à joindre les deux bouts.

Tant que ce sera le cas, notre colère ne fera que grandir. De plus en plus de gens seront poussés à bout. Et quand cela se reproduira, le « 1% » n’aura que soi-même à blâmer.

Nous bâtissons le PCR parce que cette colère doit être canalisée contre l’ensemble du système capitaliste. Un entrepôt, ça se reconstruit. Les pertes peuvent être absorbées. Isolés, nous sommes faciles à emprisonner. Pour bâtir un monde dans lequel nous avons assez pour vivre, il nous faut une révolution contre les milliardaires.