Les nationalistes identitaires du Québec, dans leur croisade contre l’ennemi « woke », ont trouvé une nouvelle cible pour le moins inattendue : Geoff Molson, propriétaire du Canadien de Montréal.
Le règne de François Legault commence à prendre des airs de duplessisme. Il ne cache d’ailleurs pas son admiration pour Maurice Duplessis, le premier ministre qui a dirigé le Québec d’une main de fer dans les années 40 et 50. « [Duplessis] avait beaucoup de défauts, mais au moins il défendait sa nation », Legault a-t-il lancé récemment à l’Assemblée nationale.
Alors que l’Alberta est souvent vue au Québec comme un bastion irrécupérable de cowboys réactionnaires accros au pétrole, ce cliché n’a plus grand chose à voir avec la réalité. Une colère vive habite les travailleurs albertains et est en train de les pousser en terrain radical. Le mouvement ouvrier et la gauche au Québec feraient bien de garder un oeil attentif sur les événements dans cette province. Cet article de nos camarades albertains offre un aperçu des événements et du processus de radicalisation qui y sont à l’oeuvre.
Les 11 000 employés des centres de la petite enfance (CPE) affiliés à la CSN ont déclenché une grève vendredi dernier, le 24 septembre. Cette journée était la première d’un mandat de 10 jours adopté à majorité écrasante de 97%. Cette grève vise à « envoyer un message extrêmement fort » au gouvernement dans le cadre des négociations qui traînent depuis longtemps, la convention collective étant échue depuis 18 mois. Les travailleuses jugent que les offres du gouvernement sont trop basses dans un contexte de grave pénurie de personnel.
Les manifestants anti-vaccination sont malheureusement devenus un élément courant de la pandémie, mais ils ont touché le fond au début du mois de septembre en ciblant des hôpitaux et en harcelant le personnel soignant partout au Canada.
Trente-six jours et plus de 600 millions de dollars plus tard, les élections de 2021 ont donné un résultat presque identique à celui de 2019. Le premier ministre libéral Justin Trudeau a échoué dans sa mission de gagner une majorité, car il n’avait aucun argument crédible pour expliquer pourquoi il en avait besoin, au-delà d’un désir de pouvoir personnel. L’aspect le plus remarquable de la campagne électorale a été le fossé énorme entre les enjeux qui préoccupent les travailleurs, et ce dont les politiciens voulaient parler. C’était comme si les candidats vivaient dans un monde imaginaire où des milliers de personnes n’avaient pas été tuées par un virus, où il n’y avait pas de mouvements de masse contre le racisme et l’oppression des Autochtones, et où l’économie capitaliste n’était pas en crise. Cette élection ne résout rien et ne satisfait personne.
Du haut de tous ses médias, le patronat québécois crie à la pénurie de main-d’œuvre et se plaint des dommages qu’elle inflige à son portefeuille. Au Québec, le nombre de postes vacants se situe approximativement à 219 000 et le chiffre monte à 816 000 pour le Canada; 94% des entreprises québécoises disent manquer de main-d’œuvre. Le capital et tous ses larbins n’hésitent pas à pointer du doigt ce qu’ils considèrent comme le principal coupable : la PCRE (Prestation canadienne de la relance économique) et son ancêtre la PCU.
Le débat des chefs en anglais du 9 septembre dernier a entraîné un tollé qui a pris toute la place dans la couverture médiatique des élections au Québec depuis une semaine. L’animatrice Shachi Kurl a posé une question au chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, au sujet de la loi 21 sur la « laïcité », de la loi 96 sur la langue française et du racisme. Il s’en est suivi un ralliement presque unanime derrière le Bloc québécois et la CAQ pour « défendre le Québec », auquel même les libéraux québécois et Québec solidaire se sont joints. Cela ne peut avoir que des conséquences réactionnaires.
Après avoir été presque anéanti il y a quelques années par la vague orange, le Bloc québécois s’est réinstallé sur la scène. Il surfe actuellement en deuxième position dans les intentions de vote au Québec. Devant des partis qui suscitent au mieux l’indifférence, le Bloc est souvent vu comme une valeur refuge où aller placer son vote. Au moins, se disent certains, le Bloc défend les intérêts du Québec et des Québécois. Mais de quels Québécois le Bloc défend-t-il les intérêts?
Les gouvernements capitalistes ont de nombreuses raisons de faire la guerre. Contrairement aux prétentions officielles, la défense de la démocratie, des droits de la personne et des droits des femmes n’en font pas partie. Quelle est la réalité de la participation du Canada à la guerre en Afghanistan?
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